Les dégâts provoqués par le cyclone Nargis en Birmanie sont aussi importants que dans les régions touchées par le tsunami en 2004, a affirmé mardi une porte-parole de l'ONU. "La situation est extrêmement grave", a-t-elle souligné. L'UNICEF a également fait la liste des besoins les plus urgents.
Selon l'ONU, 24 millions d'habitants vivent dans les provinces birmanes touchées par le cyclone, dont six millions à Rangoun. Des problèmes logistiques énormes se posent pour accéder aux victimes, a souligné la porte-parole du Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU Elisabeth Byrs.
L'ONU a décidé de débloquer immédiatement "une aide financière importante" de son fonds d'urgence. "Les dégâts dans la région du delta sont au moins équivalents à ceux provoqués par le tsunami en 2004 dans les régions les plus touchées", a déclaré la porte-parole Elisabeth Byrs. Le 26 décembre 2004, le raz-de-marée avait fait 240. 000 morts dans dix pays d'Asie, dont près de 200.000 à Aceh dans le nord de Sumatra (Indonésie).
Pour l'UNICEF, la situation est particulièrement préoccupante à Rangoun, dont les bidonvilles ont subi de plein fouet des vents de 190 km heure et dans le delta de l'Irrawadi. A Laputta et Kyaik Lat, un quart des habitations a été détruit. Sur la seule île de Haing Gyi, on dénombre 90.000 sans abri.
"Près d'un tiers des enfants birmans âgés de moins de cinq ans souffrent d'un retard de croissance, ce qui affaiblit leur résistance aux maladies", annonce l'UNICEF. Les besoins les plus urgents sont de l'eau potable, des tablettes de purification, des abris, de la nourriture, des moustiquaires et de l'aide médicale.
- Le parti de Mme Suu Kyi dénonce le maintien du référendum
- La Belgique libère 250.000 euros
- Mobilisation internationale pour aider la Birmanie
- 95% des habitations détruites à Bogalay
- La Birmanie accepte l'aide internationale sous condition
- Plus de 15.000 morts, le bilan s'alourdit en Birmanie


