Le père incestueux autrichien Josef Fritzl, qui a séquestré et violé durant 24 ans sa fille dans sa cave à Amstetten (est), s'est défendu par le biais de son avocat, mercredi, d'être un "monstre".
"Je ne suis pas un monstre", a-t-il déclaré selon un message transmis par son avocat, Rudolf Mayer, au journal autrichien Österreich. "J'aurais pu tous les tuer et il ne se serait rien passé et on ne l'aurait jamais su", a-t-il ajouté. Il a, selon son avocat, souligné qu'il avait accepté de faire hospitaliser, le 19 avril dans un état critique, l'aînée des enfants nés de l'inceste, âgée de 19 ans, ce qui avait permis de découvrir le drame. "Sans moi, Kerstin ne serait plus en vie", a affirmé Josef Fritzl, 73 ans.
Outre sa fille Elisabeth, il avait séquestré dans la cave trois des sept enfants nés des viols répétés. Ces trois enfants entre 19 et 5 ans n'avaient jamais vu la lumière du jour avant leur libération. Un nourrisson était mort peu après sa naissance.
Le criminel, qui est incarcéré depuis le 28 avril à la prison de Sankt Pölten, doit être entendu ce mercredi pour la première fois une représentante du parquet. Son avocat a indiqué qu'il entendait plaider l'irresponsabilité pénale de son client en raison de troubles psychiatriques présumés.
Fritzl encourt la prison à perpétuité si l'homicide par négligence du nourrisson est prouvé. Sans cela il n'encourt que 15 ans de prison pour viols suivis de grossesse ou 10 ans pour séquestration. Ces peines ne s'additionnent pas.
L'opposition d'extrême droite (BZÖ) au parlement autrichien, qui réclame un relèvement des peines pour ce genre de cas, a annoncé le dépôt d'une motion de censure mercredi contre la ministre de la Justice Maria Berger (sociale-démocrate), opposée à une telle mesure. (belga)


