Une délégation de la Sûreté du Québec, équivalent de la police, est actuellement en visite en Belgique afin d'observer la méthode d'autoévaluation policière pour s'en inspirer. Cette méthode est basée sur le modèle EFQM (« European Foundation for Quality Management ») développée par 14 entreprises européennes comme Philips ou VW.
En 2004, la méthode a été adaptée à la police pour être utilisée au sein des zones. Elle reprend les principes de management du secteur privé. A l'instar d'une entreprise, la police réfléchit à la manière de répondre aux attentes de ses « clients » : citoyens, victimes, suspects, magistrats, collègues.
La méthode repose sur des échantillons représentatifs (inspecteurs, gradés, personnel civil) invités à répondre à des questions destinées à cibler les points forts/faibles dans le but d'améliorer les tâches policières et de les adapter sur le terrain. Les points relevés peuvent être divers : communication interne, directives, besoin de formation ou manque d'outils d'intervention. La délégation québécoise a fait le déplacement jeudi à Nivelles où la zone de police Nivelles-Genappe, l'une des dernières à avoir souhaité utiliser cette méthode, en est cycle.
"Le modèle en Belgique est riche d'enseignements pour nous car il est plus avancé. Au Québec, nous nous basons sur un modèle issu des Etats-Unis. Mais en Amérique du Nord, aucune technique d'autoévaluation n'a déjà été appliquée au service public", explique Benoît Poulin, inspecteur-chef à la Sûreté du Québec.
Trente-cinq zones de police locale (sur 198) et 4 services de la police fédérale ont déjà décidé de pratiquer cette méthode d'autoévaluation. (belga)


