L'Italie est prête à évacuer ses ressortissants désireux de quitter Beyrouth et nombre d'autres pays européens ont fortement déconseillé à leurs nationaux de se rendre au Liban, sans toutefois envisager pour le moment d'organiser leur départ. La Belgique n'a pas prévu d'évacuation pour l'instant.
Les Italiens qui voudront quitter la capitale libanaise, en proie à des combats, et où il leur avait dès jeudi été fortement déconseillé d'aller, "auront à leur disposition un pont (aérien, ndlr) national", a annoncé vendredi le nouveau chef de la diplomatie italienne Franco Frattini, sans plus de détails. Cependant, selon Elisabetta Belloni, chef de l'Unité de crise du ministère des Affaires étrangères, M. Frattini a demandé "la mise à jour" du plan d'évacuation existant "dans l'éventualité de sa mise en oeuvre".
Aucun autre pays ne prévoyait officiellement vendredi en début d'après-midi d'aider au départ de ses ressortissants, même si plusieurs Etats européens soulignaient suivre de très près l'évolution de la situation à Beyrouth.
Ainsi la Grande-Bretagne, selon laquelle, "à l'heure actuelle, il n'y a aucun plan en vue d'évacuer les Britanniques". "Nous surveillons évidemment de manière très, très étroite la situation au Liban et, en fonction des événements sur le terrain, nous serons en mesure de prendre des décisions sur ce que nous allons faire", a ajouté une porte-parole du ministère des affaires étrangères.
Pour la France aussi, "la question d'un plan de rapatriement n'est pas à l'ordre du jour à ce stade". "Mais nous déconseillons tout déplacement au Liban et appelons nos compatriotes présents sur place à la plus grande prudence", a poursuivi la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani.
"Les évacuations ne sont pas au programme pour le moment, mais si cela se révélait nécessaire, nous serions prêts", a fait savoir la diplomatie néerlandaise qui avait déjà lancé un avertissement contre tout déplacement à Beyrouth et a décidé de l'étendre vendredi à l'ensemble du pays.
La Belgique n'a pas non plus "pour l'instant prévu" d'évacuation. Mais le ministère des Affaires étrangères a précisé qu'il y aurait encore des réunions vendredi sur la situation au Liban. Pour Bruxelles, "tous les voyages" dans ce pays restent "déconseillés".
Oslo appelle de même les Norvégiens à éviter de se rendre au Liban, mais ne projette pas, à l'heure actuelle, d'évacuer ceux qui s'y trouvent déjà. Mises en garde identiques de la République tchèque et du Danemark, qui n'envisagent pas davantage à l'heure actuelle une évacuation, à l'instar de la Suisse et de l'Espagne. (belga)


