Les Farc visent une expansion internationale

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Par: rédaction
11/05/08 - 11h15

Les Farc ont créé des cellules clandestines pour leur expansion internationale avec un réseau de soutien dans 17 pays, selon le journal El Pais de dimanche, qui assure avoir eu accès à des documents de l'ordinateur du numéro deux de la guérilla colombienne, Raul Reyes.

La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) a mis en place une stratégie comprenant des groupes légaux, des cellules clandestines et de nouvelles guérillas, affirme le quotidien espagnol. Dans cette "offensive diplomatique" en vue d'obtenir des soutiens en Amérique latine, les Farc ont eu un "allié providentiel" : le président Vénézuélien Hugo Chavez, croit savoir El Pais, qui publie depuis samedi une série d'articles accusant M. Chavez d'aider les Farc.

Cette stratégie a été inaugurée en 2002, une année difficile pour les Farc, note El Pais, car marquée par leur inscription sur la liste des organisations terroristes établie par l'Union européenne (UE) et l'arrivée au pouvoir du président colombien Alvaro Uribe. Le quotidien affirme avoir eu accès à des documents saisis dans l'ordinateur de Raul Reyes, tué le 1er mars en Equateur à la frontière avec la Colombie, au cours d'un raid de l'armée colombienne.

Selon El Pais, les Farc sont l'axe central de la Coordinatrice Continentale Bolivarienne (CCB), mouvement de la gauche radicale disposant de représentations dans 17 pays, dont l'Allemagne et la Suisse. Les Farc profiteraient de ces rencontres et d'autres forums pour créer des groupes de soutien et des cellules clandestines. Dans un courrier électronique daté du 7 février 2007, le responsable des Farc Ivan Marquez évoquait ainsi le lieu et le programme du deuxième congrès de la CCB, qui a eu lieu le 24 février dernier à Quito, écrit El Pais.

Vendredi, le Wall Street Journal avait indiqué que les services de renseignement américains étaient convaincus que des données informatiques saisies révélant des liens entre Hugo Chavez et les Farc étaient authentiques. "C'est un mensonge", s'est défendu M. Chavez, en rejetant une allégation du président américain George W. Bush, qui accusait Caracas d'avoir collaboré. (belga)

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