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Reprise de violents combats au Liban

De violents combats ont repris mardi à Tripoli (nord) entre partisans de l'opposition menée par le Hezbollah et de la majorité antisyrienne, suivis d'une accalmie, a indiqué un responsable de la sécurité.

Les combats, au fusil, au lance-grenades et au mortier, ont commencé peu après 03h00 (00h00 GMT) dans les quartiers de Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen situés dans le nord de la ville, puis ont baissé d'intensité une heure après environ. Aucun bilan sur les victimes n'était disponible immédiatement. Des combats ont fait un mort et quatre blessés lundi dans le nord du Liban, où partisans de la majorité et de l'opposition se sont de nouveau affrontés, dans un climat de tension aiguë et en l'absence de toute perspective de déblocage politique.

Ces combats ont éclaté dans la grande ville portuaire de Tripoli, où l'armée qui tentait de garder le contrôle de plusieurs quartiers a été prise sous le feu des snipers et des mitrailleuses. En fin de journée, le calme était revenu et l'armée reprenait le contrôle du secteur touché par les combats, dans le nord de la ville, appelant les hommes en armes à rentrer chez eux. Une partie des commerces dans le centre de Tripoli, la deuxième ville du Liban, sont restés fermés. Dimanche, des combats avaient déjà opposé dans cette ville à majorité sunnite des partisans de la majorité antisyrienne et des Alaouites, un groupe dissident du chiisme loyal au Hezbollah.

Selon les services de sécurité, 61 personnes sont mortes et 198 ont été blessés dans le pays depuis le 7 mai. Au même moment, la majorité, soutenue par les Occidentaux, a répété qu'elle n'accepterait pas de dialoguer avec l'opposition menée par le Hezbollah, le puissant parti chiite appuyé par l'Iran et par la Syrie, sous la menace des armes. Pour tenter de désamorcer ce statu quo, une délégation de la Ligue arabe comprenant son secrétaire général Amr Moussa est attendue mercredi à Beyrouth. Le Hezbollah a annoncé lundi qu'il accueillait favorablement la venue de cette à condition qu'elle fasse preuve d'impartialité dans la crise, alors que l'Union européenne et l'ONU ont affirmé leur soutien au gouvernement libanais. (afp)
13/05/08 09h44
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