Ehud Olmert à nouveau interrogé

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert doit à nouveau être interrogé très prochainement par la police dans le cadre de l'enquête en cours sur une affaire de corruption, ont indiqué ce samedi les médias israéliens.
La seconde chaîne de la télévision israélienne (privée) a affirmé que M. Olmert serait entendu "dès dimanche". "Les enquêteurs de la police veulent questionner (Ehud) Olmert d'urgence, dans les 48 heures, avant que ses avocats ne prennent connaissance du témoignage de Morris Talansky", personnage clé dans cette affaire, a de son côté indiqué le site internet du journal
Yédiot Aharonot. "Pour l'instant, je ne peux pas confirmer ces informations", a pour sa part déclaré le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.
Morris Talansky est un homme d'affaires américain soupçonné d'avoir remis illégalement au Premier ministre israélien Ehud Olmert des "sommes importantes". Il doit effectuer une déposition le 25 mai devant un tribunal de Jérusalem, qui pourrait constituer une pièce maîtresse pour une éventuelle inculpation du Premier ministre. Les avocats de M. Olmert ont fait appel jeudi à la Haute Cour de justice israélienne contre la décision du tribunal de district de Jérusalem de convoquer M. Talansky.
Ehud Olmert est soupçonné d'avoir reçu de M. Talansky des "sommes importantes" et "non autorisées" pendant une longue période, alors qu'il était maire de Jérusalem (de 1993 à 2003) puis ministre de l'Industrie et du Commerce (de 2003 à 2006). La police soupçonne également M. Olmert d'avoir aidé cet homme d'affaires à remporter des appels d'offres, en échange de sommes d'argent, et de lui avoir facilité des acquisitions de terrains à Jérusalem, selon la presse israélienne.
Tout en reconnaissant avoir reçu des contributions financières pour ses campagnes électorales, le Premier ministre a affirmé sa probité et s'est engagé à démissionner si la justice décidait de l'inculper. M. Olmert fait l'objet de trois autres enquêtes concernant des transactions immobilières douteuses et des accusations de nominations politiques abusives, alors qu'il était ministre de l'Industrie et du Commerce. (afp/belga/7sur7)