Entre 20.000, selon la police, et 45.000 personnes, selon les organisateurs, manifestaient dimanche après-midi à Paris contre les milliers de suppressions de postes prévues dans l'éducation.
Cette manifestation, réunie à l'appel de la FSU, fédération majoritaire dans l'éducation, rassemblait des personnels, enseignants et administratifs de la maternelle à l'université, de nombreux parents d'élèves, ainsi que quelques lycéens, ont constaté des journalistes de l'AFP. La FSU avait fait état, dans un premier temps, de 35.000 manifestants.
"On est dans un conflit où on n'a pas de réponse, il faut que le gouvernement fasse un geste pour renouer le dialogue", a déclaré le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, en tête de la manifestation. "Il y en a ras-le-bol de ces guignols qui ferment les usines, qui ferment les écoles", scandaient des manifestants, tandis que d'autres criaient "Darcos (le ministre de l'Education Xavier Darcos, ndlr) vous entend pas. Résistance! " ou "Elèves, parents, profs, même combat".
Le gouvernement, confronté à un important déficit public et qui prône une "révolution culturelle" dans la fonction publique, a prévu 22.900 suppressions de postes au budget 2008, dont 11.200 dans l'éducation. Quelque 35.000 suppressions supplémentaires sont annoncées pour 2009.
Entre 200.000 et 300.000 fonctionnaires avaient manifesté jeudi en France lors d'une journée de grève, dont les enseignants ont été le fer de lance, pour protester contre des réductions d'effectifs sur lesquelles le gouvernement assure ne pas vouloir céder. Ils étaient entre 18.000, selon la police, et plus de 50.000 personnes, selon les syndicats, à défiler à Paris. (belga)


