Deuxième interrogatoire pour Olmert
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert, soupçonné d'avoir reçu illégalement des fonds d'un homme d'affaires américain, sera interrogé vendredi pour la deuxième fois par la police, a annoncé mardi un porte-parole de la police.
"Le Premier ministre sera interrogé vendredi à 10H00 (07H00 GMT) à Jérusalem par les enquêteurs de l'unité de lutte anti-fraude pour la deuxième reprise", a indiqué le porte-parole Micky Rosenfeld. M. Olmert avait été interrogé le 2 mai à Jérusalem à la résidence du Premier ministre pendant plus d'une heure par la police.
FraudeLe procureur de l'Etat israélien Moshé Lador a affirmé lundi que M. Olmert était soupçonné d'avoir reçu de Morris Talansly, un homme d'affaires juif américain, des sommes d'argent en liquide dans des enveloppes alors qu'il était maire de Jérusalem (de 1993 à 2003) puis ministre de l'Industrie et du Commerce.
Le procureur a tenu ces propos lors d'une audience de la Haute cour de Justice appelée à décider si Morris Talansky était autorisé ou non à faire une déposition sous serment devant les enquêteurs sur cette affaire avant de pouvoir retourner aux Etats-Unis.
M. Olmert "est soupçonné d'avoir reçu de l'argent en liquide de Talansky à la fois en Israël, par le biais de son directeur de cabinet au ministère de l'Industrie et du Commerce, et aux Etats-Unis", a précisé Moshé Lador. Selon lui, M. Talansky a remis à M. Olmert "des dollars en liquide dans des enveloppes".
Future démission?M. Olmert a annoncé qu'en cas d'inculpation, il présenterait sa démission. Pour sa défense, il a affirmé que l'argent que lui avait versé M. Talansky avait servi au financement de campagnes électorales et qu'il n'avait pas "mis un sous dans sa poche".
La police soupçonne toutefois M. Olmert de corruption et d'avoir soutenu Morris Talansly en échange de ses dons à l'occasion d'appels d'offres et de lui avoir facilité des acquisitions de terrains à Jérusalem, a affirmé la presse israélienne.
M. Olmert fait l'objet de trois autres enquêtes concernant des transactions immobilières douteuses et des accusations de nominations politiques abusives, alors qu'il était ministre de l'Industrie et du Commerce. (afp/7sur7)