Le préfet de Naples visé par une enquête pour irrégularités
Le préfet de Naples, Alessandro Pansa, est visé par une enquête sur des irrégularités présumées dans la gestion de la crise des déchets, alors qu'il occupait les fonctions de commissaire spécial chargé des ordures en 2007, a affirmé mardi un quotidien napolitain. Selon
Il Mattino, M. Pansa, qui fut commissaire extraordinaire chargé de la crise des déchets, fait l'objet d'une enquête du parquet de Naples aux côtés de 25 autres personnes qui ont pour leur part été assignées à domicile.
Parmi ces personnes figure Marta Di Gennaro, responsable de la protection civile italienne qui a travaillé auprès de Guido Bertolaso lorsqu'il occupait en 2006 le poste de commissaire spécial au déchets. M. Bertolaso, actuel chef de la protection civile, a été nommé il y a une semaine secrétaire d'Etat chargé de la crise des ordures. L'enquête porte notamment sur le délit de trafic illégal de déchets et faux en écriture publique.
"Je suis convaincu que les développements de l'enquête démontreront que mon comportement a été correct", a déclaré Alessandro Pansa à l'agence Ansa, précisant qu'une mesure qu'il avait prise le 18 décembre 2007 était visée par l'enquête, sans en préciser le contenu. Se disant "absolument serein", M. Pansa a écarté toute éventualité de démission. Le 1er mars, le président de la région de Naples Antonio Bassolino ainsi que vingt-sept autres responsables de la Campanie avaient été mis en examen pour des irrégularités présumées dans la gestion des déchets.
Les chefs d'inculpation vont de la fraude en fournitures publiques, de l'abus de pouvoir aux faux et usages de faux en matière d'environnement. Leur procès s'est ouvert le 14 mai devant le tribunal de Naples avant d'être immédiatement renvoyé au 2 juillet. Naples et sa région, la Campanie, sont placées depuis 14 ans en "état d'urgence déchets". La mafia napolitaine, la Camorra, est particulièrement pointée du doigt en raison de son infiltration dans ce marché juteux. Le manque de décharges, l'absence d'incinérateurs en Campanie et la quasi-inexistance du tri sélectif des ordures expliquent également la situation. (belga/7sur7)