Mme Merkel, qui a fait de la protection du climat une de ses priorités, a annoncé ces contributions supplémentaires allemandes "pour les zones dans lesquelles les forêts et d'autres écosystèmes sont menacés".
Le président de la Commission européenne, M. Barroso, a félicité Angela Merkel, la posant en exemple pour le reste du monde.
L'Allemagne va verser une contribution supplémentaire, qui atteindra en 2013 un demi-milliard d'euros par an, pour la protection des forêts et des autres écosystèmes menacés, a annoncé mercredi la chancelière Angela Merkel devant la conférence de l'ONU sur la biodiversité.
Mme Merkel, qui a fait de la protection du climat une de ses priorités, a annoncé ces contributions supplémentaires allemandes "pour les zones dans lesquelles les forêts et d'autres écosystèmes sont menacés". Soulignant que la protection de la biodiversité est "un très bon investissement pour l'avenir", la chancelière a précisé que l'effort supplémentaire allemand porterait sur un total de 500 millions d'euros entre 2009 et 2012, puis, à partir de 2013, sur 500 millions chaque année.
"L'Allemagne, a-t-elle ajouté, ne peut supporter seule ce fardeau", et "toute contribution" des autres pays sera la bienvenue. Evoquant "la perte dramatique des espèces", la chancelière a estimé que cette conférence "a une obligation de faire des efforts pour prendre des mesures de protection de la biodiversité". "Notre propre survie est en jeu", a-t-elle déclaré. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a salué cette initiative de l'Allemagne: "Si les 191 parties de la Convention étaient animées du même esprit que Mme Merkel, nous pourrions encore démontrer que nous sommes sérieux dans nos efforts pour réduire la perte de la biodiversité", a-t-il estimé.
Cette conférence est en effet "critique si nous voulons atteindre nos objectifs en 2010", a-t-il fait remarquer. "Le moment est venu de redoubler d'efforts", a-t-il ajouté. Greenpeace s'est également réjoui de cette annonce: "la chancelière Merkel a envoyé un signal très fort et très important", a commenté Martin Kaiser, chef de la délégation de Greenpeace à la conférence de Bonn. "Ce qui est important maintenant, c'est que les autres pays industrialisés joignent leurs efforts pour apporter au total les 30 milliards d'euros par an qui seraient nécessaires pour la protection des forêts vierges et donc du climat", a-t-il ajouté.
Cette conférence qui se tient à Bonn depuis le 19 mai est la 9e des 191 pays membres de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (CDB) qui avait été adoptée en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro. Elle est entrée mercredi dans une phase politique décisive avec l'arrivée des ministres de l'Environnement ou de leurs représentants qui ont entamé trois jours de débats sur les moyens de préserver la biodiversité. (belga)


