Une conférence internationale sur l'Irak s'ouvre en Suède

sauvegarder
Par: rédaction
29/05/08 - 11h02
Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt et la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.

Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a ouvert jeudi une conférence internationale visant à évaluer la situation en Irak et qui sera l'occasion pour le gouvernement irakien de solliciter le soutien de la communauté internationale face aux efforts déployés.

Une centaine de délégations sont présentes, avec notamment le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, et la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice lors de cette conférence dite de suivi du Contrat international d'objectifs pour l'Irak (ICI, alias "Compact" en anglais).

La rencontre, présidée par MM. Maliki et Ban, doit permettre d'évaluer la situation globale en Irak dans le cadre de l'ICI, un plan quinquennal visant à renforcer la sécurité et redresser l'économie irakienne. L'ICI avait été adopté à Charm el-Cheikh (Egypte) le 3 mai 2007 lors d'une conférence internationale, durant laquelle de hauts responsables de plus de 60 pays et organisations avaient promis d'annuler environ 30 milliards de dollars de dette - contractée par l'ex-dictateur Saddam Hussein, renversé en 2003 par la coalition dirigée par les Etats-Unis.

La réunion de Stockholm est de "la première importance", a souligne le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU à Bagdad, Staffan de Mistura. M. Maliki y plaidera pour que la communauté internationale "soutienne les efforts du gouvernement irakien", en soutenant notamment "le rétablissement de la souveraineté et en annulant la dette du pays", selon un communiqué du gouvernement irakien.

Le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt, s'est lui déclaré "d'un optimisme prudent" sur les progrès réalisés en Irak depuis un an. Aucune rencontre en tête à tête n'est prévue entre Mme Rice et son homologue iranien, Manouchehr Mottaki. Mais, selon M. Bildt, les deux "sont intéressés par l'idée de parler ensemble". Si la conférence de Charm el-Cheikh avait un caractère d'urgence pour sauver le pays du chaos, les enjeux à Stockholm semblent moins élevés.

Les autorités suédoises ont prévenu qu'il ne fallait pas s'attendre à "une percée majeure" et Washington ne semble pas mettre la barre très haut. La réunion dans un centre de conférence à l'extérieur de Stockholm devrait se conclure par une déclaration finale qui "montrera la voie à suivre", selon un diplomate suédois.

La Belgique, qui a déjà déboursé 14 millions d'euros en faveur de la reconstruction de l'Irak, est représentée par son secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Olivier Chastel. Plusieurs manifestations contre la présence américaine en Irak sont prévues dans Stockholm et aux abords du centre de conférence, situé à l'extérieur de la capitale suédoise. (belga)

Votre avis nous intéresse!