L'enfant du lac met en cause l'ex-concubin de la mère

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Par: rédaction
1/06/08 - 13h27

L'enfant retrouvé vendredi dans le lac d'Apremont (Vendée) a mis en cause dimanche matin l'ex-concubin de sa mère, qui était activement recherché au lendemain de la découverte du corps de la jeune femme.
L'ex-concubin, âgé de plus de 30 ans, "est devenu le témoin N.1 sur lequel se focalisent les recherches", a déclaré le commandant Bertrand Depierre, chargé de la communication à la gendarmerie des Pays de la Loire. L'homme, un mécanicien, demeurait "introuvable" dimanche à la mi-journée, a-t-il ajouté à Challans.

Cette enquête "pour homicide" a été confiée à la section de recherches d'Angers, selon le procureur de la République de La Roche-sur-Yon, Pierre Sennes.

L'ex-concubin a été mis en cause par Antoine, 8 ans, qui a été entendu par les enquêteurs dans sa chambre du CHU de Nantes, où il est soigné sous la garde des gendarmes.

"L'enfant a confirmé officiellement ce matin aux enquêteurs qu'il avait été emmené à bord d'un véhicule jusqu'au lac d'Apremont par le concubin et qu'il y avait été jeté", a indiqué le commandant Depierre.
Antoine y a été découvert, flottant à six mètres de la berge, par un promeneur à 06H20 vendredi. Inanimé et en état d'hypothermie grave, il a été hospitalisé "entre la vie et la mort" et ne s'est réveillé que samedi en fin de matinée.

Les enquêteurs estiment que le garçon n'a "probablement pas assisté" à la mort de sa mère, qui aurait été tuée par des coups à la tête, probablement jeudi soir. Le corps d'Anne, une aide-soignante de 30 ans, a été retrouvé samedi au domicile familial, dans un hameau à Bois-de-Céné, au nord-ouest de Challans.

La jeune femme, présentée comme "discrète" par des voisins, s'était séparée de son concubin "il y a une quinzaine de jours" sans problème, selon le commandant Depierre.

Par ailleurs, le père du jeune garçon, qui vivait séparé de la mère depuis de nombreuses années, a pu être contacté au téléphone par les enquêteurs dimanche matin et a fait l'objet de vérifications, selon la gendarmerie.

Les accès au domicile familial, une bâtisse blanche située dans un hameau isolé au milieu des marais, restaient interdits dimanche. Une tente a été montée devant la maison pour permettre aux gendarmes scentifiques de poursuivre leurs investigations sur le lieu du crime, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans le même temps, l'état de santé d'Antoine s'améliore, même s'il reste "perturbé", selon une source proche du dossier. Il était resté plus de 24 heures dans le coma, ce qui n'avait pas permis aux enquêteurs de l'identifier avant qu'il ne commence à parler samedi en fin de matinée.

Malgré la diffusion de sa photo dans les médias et la mise en place d'un numéro de téléphone dédié vendredi dans l'après-midi, le mystère restait alors entier sur son identité, d'autant que le lac d'Apremont est situé à une trentaine de kilomètres du domicile familial. Son grand-père, maire de Bois-de-Céné, n'a ainsi appris la nouvelle que samedi à la mi-journée lorsque les gendarmes l'ont contacté. (afp)

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