Les producteurs de lait allemands ont prévenu lundi qu'ils continueraient la grève des livraisons de lait entamée il y a six jours jusqu'à ce qu'ils obtiennent les 43 centimes par litre qu'ils réclament, appelant le commerce de détail et les politiques à négocier.
"Les 43 centimes par litre sont une obligation absolue. Cela doit être le prix minimum. La concurrence peut avoir lieu au-dessus de ce seuil, mais plus en dessous", a déclaré le président de la Fédération BDM des producteurs de lait, Romuald Schaber, sur la chaîne de télévision ZDF.
BDM poursuivra la grève jusqu'à ce que le commerce et les laiteries industrielles se soient mises d'accord pour payer le lait plus cher, a ajouté M. Schaber, mettant en garde contre une pénurie dans les supermarchés.
Il a appelé le commerce de détail à rejoindre la table des négociations, alors que de premières discussions dimanche soir à Berlin entre les producteurs grévistes et les laiteries industrielles n'ont eu aucun résultat concret et qu'une réunion des ministres allemands de l'Agriculture, fédéral et régionaux, est prévue lundi.
"Le commerce doit faire une concession. Les baisses de prix (d'achat du lait aux producteurs, ndlr) que je considère comme immorales, doivent être annulées", a estimé M. Schaber. M. Schaber a par ailleurs estimé qu'il était du devoir de la politique de s'occuper de l'affaire.
"La production de lait est une question de société. Nous appelons les ministres des Länder (Etats régionaux) à trouver une position unie et à soutenir le ministre fédéral Horst Seehofer, qui est du côté des producteurs de lait", a dit le président de BDM.
M. Seehofer avait estimé dans une interview parue dimanche que les revendications des grévistes étaient justifiées, estimant que la limite de ce qu'ils pouvaient supporter "a été atteinte".
La Fédération BDM réclame que les laiteries et grandes surfaces
paient les producteurs de lait 43 centimes par litre, contre les 28 à 34 centimes d'usage en ce moment, pour compenser la hausse de 7 centimes des coûts de production liée à celle des prix de l'énergie et du fourrage. (afp)


