Le ministre allemand de l'Intérieur critiqué dans l'affaire Telekom

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Par: rédaction
2/06/08 - 12h55
René Obermann, le patron de Telekom.

La pression montait lundi en Allemagne sur le ministre de l'Intérieur pour qu'il durcisse la législation sur les données informatiques et télécoms, sur fond de scandale d'espionnage chez Deutsche Telekom.

La rencontre prévue lundi entre Wolfgang Schäuble et plusieurs fédérations ou sociétés de télécommunications n'est "qu'une démonstration de façade", a accusé le président de la Fédération des fonctionnaires de police criminelle, Klaus Jansen, à la Neue Osnabrücker Zeitung.

Il critique en particulier le fait que la protection des données stockées par les entreprises de télécommunications repose sur la bonne volonté des sociétés, et non sur des mesures contraignantes.

Depuis le 1er janvier, en application d'une directive européenne, les opérateurs de télécoms allemands doivent conserver pendant six mois la trace de toutes les communications téléphoniques et par internet. Mais il leur est en théorie interdit de les écouter ou de les lire.

"Se reposer sur la bonne volonté (des entreprises) n'est pas suffisant. Seule une surveillance préventive et externe garantit la protection des données privées", a pour sa part estimé Spiros Simitis, conseiller auprès de la Commission européenne, sur les ondes de Deutschlandradio.

Lother Schröder, numéro deux du conseil de surveillance de Deutsche Telekom et cadre du syndicat des services Verdi, a qualifié de son côté d'"insensée" une durée légale de six mois pour le stockage des données, dans un entretien avec la chaîne de télévision ZDF.

Le numéro un allemand des télécommunications est secoué par la révélation de pratiques d'espionnage des données téléphoniques, voire bancaires, de membres du conseil de surveillance et de journalistes pour trouver l'origine de fuites à la presse. Deutsche Telekom reconnaît partiellement les faits pour 2005 et
"vraisemblablement" 2006. (afp)

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