Echauffourées lors de la visite de Fillon dans un lycée
Des échauffourées ont fait un blessé parmi les forces de l'ordre lors d'une manifestation de lycéens et de parents d'élèves venus "accueillir" le Premier ministre François Fillon en visite dans un lycée parisien, avant que le président Sarkozy expose un plan pour l'Education.
"Les manifestations ne sont pas une façon de régler les sujets", et la police "est là pour faire régner l'ordre", a réagi M. Fillon, qui était accompagné des ministres de l'Education et de la Justice, Xavier Darcos et Rachida Dati.
Tous trois étaient attendus par quelque 150 manifestants en arrivant au lycée Paul-Bert, dans le XIVe arrondissement de Paris.
Un gendarme a été "sérieusement blessé à la main", selon des sources policières, lors d'échauffourées qui ont précédé l'arrivée des ministres.
Trois jeunes, dont un porteur d'une arme blanche selon la police, ont été interpellés dans une atmosphère très tendue, selon un journaliste de l'AFP sur place.
"Madame et messieurs les ministres vous n'êtes pas les bienvenus", disaient des tracts distribués par les manifestants, qui protestaient contre les réductions de postes dans l'Education nationale.
Après une brève visite, les ministres ont quitté l'établissement sous les huées des manifestants, qui scandaient "C'est pas les immigrés, c'est pas les sans-papiers, c'est le gouvernement qu'il faut virer".
A l'université de Toulouse (sud-ouest), c'est la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, qui a été accueillie par une manifestation de 300 à 400 personnes, essentiellement des chercheurs et étudiants, aux cris de "Ta réforme on n'en veut pas ! ".
Quelques étudiants ont envoyé des dossiers de thèses vers les policiers, qui ont répliqué par un jet de gaz lacrymogène.
"Les réformes concernant les universités vont dans le mauvais sens. On accordera un peu d'argent à certaines qui seront la vitrine et le reste, on le laissera tomber", a déclaré à l'AFP le président national du mouvement "Sauvons la Recherche", Bertrand Monthubert.
La réforme de l'université, qui prévoit notamment d'accorder l'autonomie aux établissements qui le souhaiteraient, fait craindre aux syndicats d'étudiants un système à deux vitesses.
Le président Nicolas Sarkozy devait recevoir lundi les principaux responsables de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur, pour leur exposer "les perspectives de sa politique éducative pour les années à venir". (afp/7sur7)