Sept enfants tués dans une collision avec un train

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Par: rédaction
2/06/08 - 19h53
MISE À JOUR

Au moins sept collégiens ont été tués et 25 personnes blessées, dont trois graves, dans une violente collision à un passage à niveau entre un train et un car scolaire dans les Alpes françaises. Il s'agit de l'accident le plus grave impliquant des enfants en France depuis le drame de Beaune (centre-est), en 1982, où 53 personnes dont 46 enfants avaient péri dans l'incendie de leur car.

L'accident s'est produit peu avant 14h00 à un passage à niveau sur la commune d'Allinges, dans des circonstances encore mal établies en fin d'après-midi. Le train régional a percuté le car scolaire transportant 56 personnes, dont 50 collégiens d'une douzaine d'années et six adultes (cinq parents et le conducteur).

Les deux classes et leurs accompagnateurs se rendaient à la cité médiévale d'Yvoire, dans les Alpes, dans le cadre d'une classe d'histoire et géographie, a précisé la préfecture. "Six enfants sont décédés dans l'accident, qui a fait quatre blessés graves et 14 blessés légers. Trente-deux autres personnes sont indemnes", a ajouté la préfecture.

Des passagers du train figurent parmi les blessés légers, selon la compagnie des chemins de fer SNCF. "Selon les premières constatations, le passage à niveau où s'est produit l'accident aurait fonctionné normalement", a indiqué une responsable de la SNCF. "Les relevés des écrans de contrôle de ce passage à niveau, qui était télésurveillé, nous indiquent que tout aurait fonctionné normalement jusqu'au moment de l'accident", a expliqué cette responsable.

Des constatations et des relevés supplémentaires étaient toutefois en cours sur les lieux de la collision, a-t-elle ajouté. Depuis le palais de l'Elysée à Paris, où il prononçait un discours sur la réforme de l'Education, le président Nicolas Sarkozy a dit avoir "une pensée pour les victimes" de ce "très grave accident".

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, ainsi que le président de la SNCF, Guillaume Pépy, étaient attendus dans l'après-midi sur les lieux de l'accident, où une cellule psychologique a été mise en place pour les enfants rescapés et leurs familles. (belga)

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