La Grande-Bretagne s'est engagé lundi à apporter six milliards de livres (7,6 milliards d'euros) sur sept ans afin d'améliorer les systèmes et services de santé dans les pays en développement afin de combattre le sida.
Cet engagement annoncé par le secrétaire d'Etat britannique au développement international Douglas Alexander s'ajoute au milliard de livres déjà promis en faveur du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria.
M. Alexander a souligné que cette aide "démontre la détermination de la Grande-Bretagne à se maintenir à l'avant-garde des efforts mondiaux" pour garantir un accès universel aux soins.
Londres veut notamment oeuvrer en faveur de la diminution du coût des traitements, venir en aide aux orphelins et aux enfants vulnérables, en particulier ceux qui ont été infectés par le virus du sida, et améliorer l'accès au planning familial et aux préservatifs.
Selon lui, la Grande-Bretagne va aussi accroître de 50% ses financements en faveur de la recherche sur les vaccins contre le sida et les microbicides vaginaux et rectaux afin de freiner la propagation des maladies sexuellemnt transmissibles.
L'organisation humanitaire britannique Oxfam a accueilli favorablement cette annonce tout en estimant qu'il fallait faire davantage.
"L'annonce de cet engagement financier à long terme indispensable pour aider au renforcement des systèmes de santé dans les pays en développement est tout à fait bienvenue", a déclaré Phil Bloomer, directeur politique de l'ONG.
Mais "la lutte contre l'épidémie de sida requiert beaucoup plus qu'un investissement dans les systèmes de santé", a-t-il estimé, soulignant l'importance de l'éducation, de la prise de conscience, de la sécurité alimentaire et des revenus. (belga)


