Toujours 12 disparus après l'explosion d'une mine en Ukraine
Les secouristes poursuivaient leurs recherches mardi pour retrouver les 12 mineurs portés disparus après une violente explosion qui a ravagé dimanche une mine dans l'est de l'Ukraine, tuant au moins un de leurs confrères.
Lundi, les secouristes ont réussi à retrouver 24 rescapés, tous hospitalisés, et un mort. Un fort coup de grisou s'est produit tôt dimanche matin dans la mine Karl Marx, située dans la ville d'Enakievo, à une soixantaine de kilomètres de Donetsk (est de l'Ukraine), alors que 37 mineurs se trouvaient au fond du puits.
L'explosion a été si puissante qu'elle a endommagé des bâtiments dans l'enceinte même de l'exploitation minière, blessant cinq personnes à la surface. Elles ont été hospitalisées. Parmi les 29 blessés, trois sont dans un état grave. Plus de 200 secouristes sont mobilisés. Deux entrées de la mine ont été gravement endommagées, empêchant les secouristes de descendre au fond du puits. Le système de pompage des eaux souterraines étant aussi détruit, la mine risque d'être inondée.
Sécurité
Officiellement, la production de charbon dans la mine était suspendue depuis samedi, soit avant l'accident, en raison de violations des normes de sécurité. Mais des mineurs et des membres de leurs familles ont affirmé que l'exploitation s'était poursuivie au rythme habituel.
Ces dernières semaines, une vingtaine de mines dans la région de Donetsk ont été provisoirement fermées pour violation de règles de sécurité, après une explosion ayant fait 11 morts dans une exploitation charbonnière à une centaine de kilomètres de Donetsk.
Sous-financées et dotées d'équipements obsolètes, les mines d'Ukraine, concentrées dans l'est du pays, sont régulièrement le théâtre d'accidents mortels. En novembre 2007, un coup de grisou à la mine Zasiadko, à Donetsk, avait tué 101 mineurs, la plus grave catastrophe minière dans cette ex-république soviétique.