Les quotidiens nationaux ne seront ni imprimés ni distribués jeudi sur "l'ensemble du territoire français" en raison d'une grève du syndicat du Livre CGT, très implanté dans les entreprises d'impression et de distribution en France.
Le Syndicat général du Livre, de la Communication et de l'Edition (SGLCE) CGT a appelé à une grève de 24 heures mercredi dans les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), société ayant le quasi-monopole de la distribution de la presse nationale sur l'ensemble du territoire français. Le syndicat proteste notamment contre "l'élargissement de la précarité de la distribution de la presse".
Les magazines qui paraissent le jeudi seront normalement publiés, "sauf à Paris et dans 11 communes de la région parisienne, où il paraîtront avec 24 heures de retard", a précisé ce porte-parole.
Cette grève a provoqué chez douze patrons de presse (Aujourd'hui en France, La Croix, Les Echos, L'Equipe, Le Figaro, France Soir, l'International Herald Tribune, le Journal du Dimanche, Libération, Le Monde, Paris Turf et La Tribune) une réaction indignée contre "ceux qui veulent tuer la presse quotidienne".
Les signataires ont publié mercredi dans leurs colonnes une lettre ouverte adressée aux grévistes qui s'achève par ces mots: "vos comportements sont en train de tuer la presse quotidienne. Arrêtez! Arrêtez tout de suite". Patrons de presse et NMPP sont en négociations depuis plusieurs mois avec les syndicats, notamment la CGT, pour mettre en oeuvre un plan de restructuration du système de distribution des quotidiens nationaux en France.
Ce plan, qui comporte quelque 350 suppressions de postes, est considéré par la direction des NMPP comme "indispensable pour garantir le développement de la diffusion de la presse en France". (belga)


