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Les Premiers ministres est-européens relativisent le "non" irlandais

De gauche à droite: Robert Fico, Premier ministre slovaque, Grzegorz Schetyna, vice-Premier polonais, Nicolas Sarkozy, le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, Premysl Sobotka, président du Sénat tchèque, et le Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany.
Les Premiers ministres tchèque, slovaque, polonais et hongrois, réunis à Prague en sommet régional, ont estimé lundi que le "non" irlandais au référendum sur le traité de Lisbonne ne devait pas mettre en cause l'élargissement de l'UE, notamment à la Croatie. "Les derniers événements en Irlande ne devraient en aucun cas être une raison de travailler moins sur l'élargissement de l'UE, avec les partenaires tels que la Croatie et d'autres pays", a déclaré le Polonais Donald Tusk.

"Il serait très, très mauvais pour l'ensemble de l'UE que les pleurs et les lamentations concernant le traité de Lisbonne prévalent", a déclaré le Slovaque Robert Fico, en estimant que l'actuelle hausse des prix du pétrole et des aliments étaient des questions plus importantes. "Les complications du processus de ratification ne doivent pas influer sur l'élargissement de l'UE", a-t-il ajouté.

"La Croatie ne devrait pas devenir victime du processus, l'actuelle organisation institutionnelle (définie par le Traité) de Nice ne donne pratiquement aucune chance à un autre pays après la Bulgarie et la Roumanie", a pour sa part dit le Tchèque Mirek Topolanek. "Nous devons trouver une solution qui ne cache pas les problèmes existants et n'introduise pas dans l'UE un nouveau débat fondamental sur la réforme isntitutionnelle, ce serait erroné à mon avis", a-t-il dit.

Le Premier ministre libéral tchèque s'est refusé à tout pronostic sur l'avenir du traité dans son propre pays, en soulignant que pour l'instant, tout dépendait de l'avis de la Cour constitutionnelle sur le texte. Il s'est également refusé à commenter les propos du président tchèque Vaclav Klaus pour lequel le processus de ratification est "fini". Après leur conférence de presse conjointe, les quatre chefs de gouvernement ont rencontré le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays prendra le 1er juillet la présidence tournante de l'UE.

Dans l'après-midi, M. Sarkozy doit rencontrer M. Topolanek et d'autres dirigeants tchèques, mais pas le très eurosceptique président Vaclav Klaus qui se trouve en convalescence après une opération. "Le rejet du traité de Lisbonne par les électeurs irlandais sera sûrement au menu de notre débat, mais j'espère que nous aurons le temps de discuter d'autres thèmes, tchéco-français ou européens", avait déclaré vendredi le vice-Premier ministre tchèque chargé des Affaires européennes, Alexandr Vondra, joint par l'AFP. (belga/7sur7)
16/06/08 15h31
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