Al Gore était la personnalité la plus importante du parti démocrate à ne pas encore avoir annoncé son soutien à Barack Obama, assuré depuis le 3 juin de décrocher l'investiture de son parti.
L'ancien vice-président américain Al Gore, prix Nobel de la Paix, a annoncé ce lundi sur son site internet qu'il ferait "tout ce qu'il peut" pour faire élire le candidat démocrate à la présidentielle Barack Obama.
"Dans quelques heures je vais monter sur scène à Detroit, au Michigan, pour annoncer mon soutien à Barack Obama", a annoncé M. Gore. "Entre maintenant et le jour de l'élection (le 4 novembre), j'entends faire tout ce que je peux pour faire en sorte qu'il soit élu président des Etats-Unis".
Adversaire malheureux de George W. Bush à la présidentielle de 2000, où il avait pourtant remporté le vote populaire, M. Gore, qui fut le vice-président de Bill Clinton (1993-2001), avait respecté une scrupuleuse neutralité durant les primaires du parti démocrate entre l'ancienne Première dame Hillary Clinton et Barack Obama. Il était la personnalité la plus importante du parti démocrate à ne pas encore avoir annoncé son soutien à M. Obama, assuré depuis le 3 juin de décrocher l'investiture de son parti. M. Gore a accompagné son annonce de soutien d'un appel à contribuer financièrement à la campagne de M. Obama.
"Dans les quatre ans à venir, nous allons devoir relever de nombreux défis difficiles -ramener nos troupes d'Irak, réparer l'économie, résoudre la crise climatique", fait valoir M. Gore. "Barack Obama est clairement le candidat le mieux capable de résoudre ce problème et apporter le changement en Amérique", ajoute-t-il.
Pour la présidentielle de 2004, M. Gore avait apporté son soutien à Howard Dean, alors le favori des primaires démocrates, quelques semaines avant qu'il annonce son retrait, laissant la voie libre à John Kerry.
Al Gore a partagé en 2007 le prix Nobel de la paix avec le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) -un groupe de quelque 3.000 experts mandatés par l'ONU- pour avoir contribué à sensibiliser l'opinion mondiale sur les effets potentiellement dramatiques du réchauffement de la planète. Il a contribué à tirer la sonnette d'alarme avec le documentaire Une vérité qui dérange, en 2006, qui l'accompagnait dans ses démarches écologistes.
Son colistier de 2000, Joseph Lieberman, est pour sa part un partisan enthousiaste du candidat républicain à la présidentielle John McCain. (belga)


