Pas de solution au sommet de jeudi-vendredi
Le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays préside l'UE, a reconnu mardi qu'il ne fallait pas attendre du sommet européen de cette semaine de solution au "non" irlandais, et qu'il faudrait "du temps" pour trouver un moyen de le surmonter.
"Les résultats du vote doivent être analysés très sérieusement et tant que nous n'aurons pas cette analyse, ce sera impossible de dire quelle pourrait être la solution", a souligné M. Jansa lors d'une conférence de presse de présentation du sommet mardi à Ljubljana.
"Parfois il vaut beaucoup mieux prendre plus de temps et détecter les raisons de ce qui s'est passé, chercher une solution et ensuite aller de l'avant", a-t-il justifié.
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Un Etat membre, petit ou grand, a le droit" de "travailler sur la base de ce qu'il ratifie au sein de l'UE", a-t-il souligné, dans une apparente allusion à l'idée d'ajouter d'ici quelques mois un protocole au traité de Lisbonne qui serait censé répondre aux inquiétudes des Irlandais et permettrait de soumettre le texte à un second référendum.
M. Jansa a cependant souligné qu'en dépit de cette "déception" irlandaise, le processus de ratification devait continuer et que l'UE "n'arrêtait pas" de fonctionner. Il en a voulu pour preuve que les points prévus au menu des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE avant le référendum ont été maintenus.
Lundi à Luxembourg, après une discussion avec leur homologue irlandais Micheal Martin, les ministres des Affaires étrangères de l'UE avaient déjà accepté de donner du temps aux Irlandais pour analyser le rejet du traité de Lisbonne.
Ils s'étaient cependant dits décidés dans l'intervalle à continuer la ratification du texte censé rendre l'UE plus efficace dans les huit autres pays où il doit encore être approuvé. (afp/7sur7)