Les quarante grévistes accusent l'actuel Haut représentant de la communauté internationale en Bosnie, de "mal interpréter" une décision prise en avril 2007 par le Conseil de sécurité de l'ONU leur permettant, selon eux, de recouvrer leurs emplois.
"Nous allons continuer de protester malgré le fait que neuf de nos collègues ont été obligés d'abandonner le mouvement en raison de l'agravation de leur état de santé".
Quelque 40 policiers bosniaques, limogés en 2002 par l'ONU, notamment pour des raisons disciplinaires, étaient mercredi en grève de la faim depuis une semaine pour protester contre les obstacles les empêchant de recouvrer leur emploi. "Nous allons continuer de protester malgré le fait que neuf de nos collègues ont été obligés d'abandonner le mouvement en raison de l'agravation de leur état de santé", a déclaré à l'AFP un des grévistes, Kemal Kobilica.
Les quarante grévistes qui poursuivent leur mouvement devant le siège du bureau du Haut représentant de la communauté internationale (OHR) à Sarajevo, sont logés dans des tentes. Ils accusent l'actuel Haut représentant de la communauté internationale en Bosnie, de "mal interpréter" une décision prise en avril 2007 par le Conseil de sécurité de l'ONU leur permettant, selon eux, de recouvrer leurs emplois.
En 2002, la mission de l'ONU en Bosnie avait limogé quelque 700 policiers, notamment pour leur mauvaise conduite ou bien en raison de présumées implications dans des crimes de guerre commis pendant le conflit interethnique bosniaque (1992-95). Le bureau du Haut représentant affirme de son côté que la décision du Conseil de sécurité ne permet pas automatiquement à ces policiers de regagner leur poste, mais simplement de postuler pour un nouvel emploi au sein de la structure policière. (belga)


