Arrivée de Mbeki au Zimbabwe pour un entretien avec Mugabe

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Par: rédaction
18/06/08 - 14h49
Thabo Mbeki, le président de l'Afrique du Sud

Le président sud-africain Thabo Mbeki est arrivé au Zimbabwe mercredi pour un entretien avec son homologue Robert Mugabe, à neuf jours du second tour du scrutin présidentiel, selon des sources gouvernementales.

Thabo Mbeki, est arrivé à Harare vers 01H00 (11H00 GMT) où il a entamé des discussions avec l'ambassadeur d'Afrique du Sud, ont indiqué des sources sud-africaines et zimbabwéennes. Il doit ensuite se rendre à Bulawayo, la seconde ville du pays (sud-ouest), pour une rencontre avec le président Mugabe dans le cadre "de ses efforts de médiation", selon Ronnie Mamoepa, porte-parole du ministère des Affaires étrangères sud-africain.

Ses pairs de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) lui ont confié en mars 2007 une mission de médiation entre le pouvoir et l'opposition zimbabwéens. Régulièrement pris à parti pour sa "diplomatie discrète" envers le régime zimbabwéen, Thabo Mbeki avait été vivement critiqué pour avoir nié l'existence d'une crise au Zimbabwe, au moment où l'attente des résultats des élections générales du 29 mars alimentait les tensions dans le pays.

Le 11 juin, il s'était finalement dit "profondément inquiet" face aux "incidents violents et à l'interruption des activités électorales de certaines parties" au Zimbabwe. Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) a infligé un sérieux revers au régime lors du scrutin du 29 mars, en raflant le contrôle de la chambre des députés. Son leader Morgan Tsvangirai est également arrivé en tête du premier tour de la présidentielle, avec près de cinq points d'avance sur Mugabe.

Depuis, et à l'approche du second tour le 27 juin, les violences se multiplient dans le pays. Une association de médecins a rapporté avoir soigné près de 3.000 victimes d'agression à caractère politique. L'ONU, dont un haut représentant se trouve également au Zimbabwe cette semaine, a estimé que la plupart des attaques pouvaient être imputées aux partisans du régime. (belga)

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