Le meurtrier présumé d'une institutrice retraitée dont le corps découpé en morceaux avait été retrouvé dans deux valises flottant sur des rivières de l'ouest de la France, a avoué son crime et a été inculpé jeudi, a annoncé la justice.
Alain Faury-Santerre, 49 ans, sans profession, "a avoué immédiatement les faits dès son placement en garde à vue même s'il conteste l'intention d'homicide", a indiqué à la presse le procureur de la République de Nantes (ouest), Xavier Ronsin.
Affirmant avoir tué Françoise Gallen, une institutrice à la retraite d'une soixantaine d'années, sous l'emprise de l'alcool à l'issue d'une dispute dans l'appartement où ils se rencontraient depuis la fin 2007, il a été mis en examen (inculpé) pour "meurtre aggravé".
L'homme, connu des services de police depuis une dizaine d'années pour cambriolages, a déclaré durant sa garde à vue "regretter profondément ce qui s'est passé". Lorsqu'il a été interpellé mardi, il semblait presque "soulagé", a précisé le procureur.
Le mystère durait depuis la découverte macabre le 10 juin, par des promeneurs, d'un tronc et de bras de femme dans une valise flottant sur une rivière proche de Nantes. Les doigts avaient été brûlés pour empêcher toute identification. Trois jours plus tard, la tête et les jambes étaient retrouvés dans une autre valise, dans un autre cours d'eau de la région.
Les enquêteurs avaient diffusé un portrait-robot reconstitué de cette femme d'une soixantaine d'années, et celui du suspect, vu par des témoins portant une valise sur les lieux de la découverte d'une des valises.
L'homme, connu des services de police depuis une dizaine d'années pour cambriolages, a déclaré durant sa garde à vue "regretter profondément ce qui s'est passé". Le 5 juin, après avoir reçu une gifle de Françoise Gallen, il lui serre le cou "jusqu'à ce que mort s'en suive", selon le procureur. Il achète une scie pour découper le corps dans la chambre à coucher, ainsi qu'une valise, des gants et des sacs poubelles. Le 10 juin, l'homme monte avec une première valise dans un bus pour rejoindre les berges de la Sèvre nantaise, et la jette dans la rivière. Deux jours plus tard, il jette la deuxième valise dans la rivière Erdre. L'enquête devra démontrer si il y avait intention de tuer car "aucun élément matériel ne permet d'établir le meurtre avec préméditation", selon M. Ronsin.
Père de trois enfants dont aucun à charge, Alain Faury-Santerre, encourt la réclusion à perpétuité. (belga)
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