Les Palestiniens profitent de la trêve pour se détendre sur la plage de Gaza.
La bande de Gaza et les localités israéliennes voisines s'attendaient vendredi à un weekend calme après des mois de violences, à la faveur d'une trêve qui tient sans accroc depuis plus de 24 heures.
"Aucun incident n'a été signalé", a indiqué une porte-parole de l'armée israélienne. "La journée hier s'est bien passée et cela pourrait présager que la trêve tiendra durant la période convenue", a dit à Gaza le porte-parole du mouvement islamiste Hamas qui contrôle le territoire palestinien, Sami Abou Zouhri. Selon le Hamas, la trêve, entrée en vigueur jeudi à 03H00 GMT, doit durer six mois. "Si l'ennemi respecte les termes de la trêve, elle tiendra. L'ennemi a besoin de la trêve tout comme notre peuple qui souffre du blocus et des agressions", a renchéri un autre porte-parole du Hamas, Ismaïl Radwane.
Pour préserver le cessez-le-feu, l'armée israélienne a restreint les consignes de tirs, selon des sources militaires. Les militaires postés à la frontière Israël-Gaza ne pourront ouvrir le feu que "si leur vie est en danger ou s'ils constatent des préparatifs d'une attaque imminente". Et l'aviation ne pourra lancer des raids que pour empêcher une attaque imminente contre Israël, en particulier un tir de roquette. La trêve a été négociée par l'entremise du Caire après des mois de violences, Israël refusant de parler directement au Hamas qu'il considère comme une organisation terroriste.
Outre l'arrêt des tirs de roquettes palestiniennes contre Israël et les attaques israéliennes dans la bande de Gaza, l'accord de trêve prévoit aussi un allègement progressif du blocus imposé par l'Etat hébreu au territoire exigu de 362 km2 où s'entassent 1,5 million de Palestiniens. Depuis la violente prise du pouvoir à Gaza par le Hamas il y a un an, les tirs de roquettes ont fait quatre morts en Israël alors que des centaines de Palestiniens ont été tués à Gaza en représailles.
Selon un sondage publié vendredi par le quotidien Yediot Aharonot, une majorité d'Israéliens soutient l'accord de trêve mais ne croit pas qu'il va durer. 56% des personnes interrogées se sont dites en faveur de la trêve contre 39% opposées et 5% sans opinion. Toutefois une majorité écrasante d'Israéliens (79%) ne "croit pas ou on tendance à ne pas croire" qu'elle va durer. Le même sentiment est partagé à Gaza. (afp)


