Damas et Pyongyang ont aidé l'Iran à développer son programme nucléaire par le biais de la construction d'un site nucléaire en Syrie, qu'Israël a détruit en septembre dernier, rapporte Der Spiegel.
Mais le président syrien Bachar al-Assad réfléchit actuellement à retirer son soutien au programme iranien, ajoute l'hebdomadaire à paraître lundi, citant des rapports des services secrets allemands dont il affirme disposer d'extraits. Selon cette source, sur le site syrien d'Al-Kibar détruit par l'aviation israélienne avec le soutien de Washington, devait voir le jour un projet militaire mené conjointement par la Syrie, la Corée du Nord et l'Iran: un réacteur nucléaire à finalité militaire.
Pyongyang devait aider les scientifiques iraniens à progresser dans leur programme nucléaire en leur apportant des connaissances supplémentaires. Al-Kibar devait servir de site provisoire pour l'Iran qui y développerait la bombe nucléaire, en attendant d'être en mesure de pouvoir le faire sur son propre territoire, d'après la source du Spiegel.
Dix mois après la destruction du site d'Al-Kibar par Israël sur fond d'allégations de construction d'un réacteur nucléaire avec l'aide de la Corée du Nord, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a annoncé l'envoi d'experts en Syrie pour enquêter sur l'affaire.
Des documents et des photographies détaillées fournis en avril par Washington à l'AIEA étayent ces soupçons, mais la Syrie a rejeté ces allégations en les qualifiant de "ridicules". (belga)
Connectez-vous ou enregistrez-vous pour réagir!


