Obama, fan de basket et de "chili", McCain plutôt boxe et barbecue

sauvegarder
Par: rédaction
22/06/08 - 09h48

Lorsque Barack Obama et John McCain veulent bien s'accorder une pause dans la course à la Maison Blanche, le premier a toutes les chances de filer sur un terrain de basket ou de concocter un "chili con carne", tandis que le deuxième optera pour un barbecue et un match de boxe.

Séparés par leurs origines, leurs parcours et un fossé générationnel, les présidentiables américains ne semblent pas non plus avoir de passion ou de goûts culinaires en commun.

Pour autant, les deux candidats affichent des préférences plutôt passe-partout, et aucun des deux n'a de talent particulier, tel Bill Clinton au saxophone en son temps.

En matière de sports, si Ronald Reagan était connu pour monter à cheval et George W. Bush pour enfourcher son VTT, Barack Obama a le virus du basket depuis son enfance.

"Je pourrais jouer au basket avec une passion dévorante qui excédera toujours mon talent limité", écrit-il dans son livre "L'audace d'espérer".
Un ballon de basket offert par son père lorsqu'il avait 10 ans a peut-être contribué à l'engouement de Barack Obama pour les dribles sous les paniers.

Parti au Kenya lorsque son fils avait 2 ans, le père d'Obama n'est revenu le voir que brièvement huit ans plus tard avec comme cadeau un gros ballon orange.

Aujourd'hui, le basket aide le sénateur de l'Illinois de 46 ans à se détendre... et l'a rendu aussi un brin superstitieux. Le jour du premier rendez-vous électoral de la campagne, le 3 janvier dans l'Iowa (centre), il a joué le matin: il gagne le caucus. Quelques jours plus tard, dans le New Hampshire (nord-est), puis au Nevada (ouest), il ne peut pas faire quelques paniers matinaux: Hillary Clinton le bat. Fin janvier en Caroline du Sud, il joue: nouvelle victoire.

A la suite de quoi, jouer le matin d'un jour de vote est devenu une "règle", confiera-t-il dans une interview au magazine télévisé "60 minutes".

Le républicain John McCain se dit lui un "fanatique" de boxe. Il va régulièrement avec sa femme Cindy assister à des matches à Las Vegas, comme il y a quelques semaines pour voir le duel De La Hoya-Mayweather.

Cette discipline, qu'il a pratiquée avec un certain succès à l'Académie navale d'Annapolis (Maryland, est) dans les années 50, convient bien à son tempérament de teigneux qui n'abandonne jamais un combat. Interrogé sur un parallèle entre la boxe et la politique, McCain a répondu en riant: "Il y a probablement des règles plus strictes en boxe qu'en politique".

Fourchette à la main, les deux adversaires ne rivalisent pas d'originalité et ne sont pas forcément des exemples à suivre. Obama est assez porté sur les frites et le poulet frit, une spécialité du Sud du pays.

Le sénateur de l'Illinois (nord) aime aussi préparer du "chili", un ragoût d'origine mexicaine devenu un classique américain, à base de haricots rouges et de boeuf. La propre recette du candidat circule sur l'internet.

A 71 ans, John McCain a aussi son "truc" pour régaler ses amis: des côtes de porc marinées et cuites lentement au barbecue.

Dernièrement, s'offrant un week-end de répit dans son ranch de Sedona (Arizona, sud-ouest), le sénateur, derrière le gril, y a reçu des journalistes couvrant la campagne électorale pour un moment "strictement convivial".

En campagne justement, McCain est connu pour tenir grâce à un régime de beignets (doughnuts) et de sodas... et sa femme Cindy assure qu'il pourrait manger des hot-dogs tous les jours.


Diamétralement opposés, le héros de la guerre du Vietnam et le chantre de l'Amérique multiculturelle pourraient néanmoins se retrouver autour d'un tapis vert. Le magazine New Yorker qualifiait en 2005 McCain de "joueur avide" dans le passé, et Obama, interrogé un jour sur ses talents cachés, aurait répondu: "Je suis un bon joueur de poker". (afp)

Votre avis nous intéresse!