Enquête pour "provocation au suicide" dans l'affaire Sébire

Le parquet de Dijon a ouvert une enquête préliminaire pour "provocation au suicide", 3 mois après le décès de Chantal Sébire, une mère de famille de 52 ans atteinte d'une tumeur incurable et qui demandait l'euthanasie, a-t-on appris mardi auprès du procureur de la République.
"L'enquête préliminaire a été ouverte le 20 juin dernier et confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Dijon", a indiqué le magistrat, Jean-Pierre Alacchi, confirmant une information du journal
Le Monde. La première phase de l'enquête, "qui consistait à porter officiellement à la connaissance de la famille le résultat de l'autopsie et des analyses biologiques", est à ce jour terminée, a souligné le procureur. Fin mai, M. Alacchi avait précisé qu'"à l'issue de cette première phase, il réexaminerait les éléments de l'enquête pour apprécier l'opportunité d'ouvrir une enquête préliminaire pour rechercher les conditions dans lesquelles Chantal Sébire a pu se procurer le produit qu'elle a utilisé pour mettre fin à ses jours".
Chantal Sébire souffrait d'une tumeur douloureuse qui lui déformait cruellement le visage et avait sollicité en vain de la justice le droit de recourir à l'euthanasie. Elle avait été retrouvée morte à son domicile de Plombières (Côte-d'Or) le 19 mars dernier, après avoir absorbé une "dose mortelle" de barbiturique, accréditant la thèse d'un suicide. (belga)