Une motion de censure contre le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej, confronté depuis plusieurs semaines à des manifestations de rue et à des critiques de l'opposition, a été rejetée vendredi par une majorité de députés thaïlandais.
"Sur les 442 députés présents, 162 ont voté en faveur de la motion de censure et 280 l'ont rejetée. De ce fait, le Premier ministre Samak Sundaravej peut rester en poste", a indiqué le président du Parlement, Chai Chidchob.
Ce vote, qui conforte le Premier ministre, intervient après trois jours de débat consécutifs au dépôt - le 18 juin - par le Parti démocrate, principale formation d'opposition en Thaïlande, d'une motion de censure contre M. Samak, arrivé au pouvoir en février. Les députés doivent également se prononcer vendredi sur une motion de censure contre sept ministres.
Le Parti démocrate souhaitait interroger au Parlement M. Samak, 73 ans, et sept membres de son gouvernement sur leur action jusqu'ici, la situation économique s'étant dégradée avec une inflation galopante causée, comme dans d'autres pays, par l'envolée des prix des carburants et des denrées alimentaires.
Les adversaires du gouvernement accusent M. Samak d'être un "homme lige" de Thaksin Shinawatra, ancien Premier ministre renversé en septembre 2006 par des généraux royalistes et qui s'est vu interdire en mai 2007 toute activité politique pendant cinq ans par un tribunal nommé par la junte. A la tête du PPP, M. Samak avait largement remporté en décembre dernier des élections législatives qui avaient mis fin à plus de 16 mois de régime militaire.


