Des élections ont débuté dimanche pour renouveler le parlement de Mongolie, immense pays de seulement 2,6 millions d'habitants enclavé entre Chine et Russie.
Beaucoup d'électeurs ont pris le chemin de l'isoloir vêtus de leur costume de fête ("deel") pour départager les quelque 356 candidats qui se disputent les 76 sièges du Parlement. A l'issue des précédentes législatives de 2004, les Démocrates s'étaient retrouvés quasiment à égalité avec leur principal rival, les anciens communistes du Parti populaire révolutionnaire mongol (PPRM). Depuis, ils cohabitent cahin-caha au sein d'une coalition largement synonyme de paralysie politique.
Aucun des deux partis ne part en position de favori, les sondages les donnant au coude à coude avec 25% d'intentions de vote chacun. Un tiers des électeurs restent indécis tandis que les autres se répartissent sur des candidats indépendants ou de petits partis, selon l'ONG Sant Maral Foundation.
A court d'arguments idéologiques, les Démocrates se sont adressés au porte-monnaie des électeurs, alors que la Mongolie, riche en ressources minières, se débat entre pauvreté et corruption. Ils ont promis de donner l'équivalent de 550 euros à chaque citoyen. Le PPRM a alors surenchéri, s'engageant à verser 820 euros.
Un tiers de la population de cette ancienne république socialiste vit toujours avec moins de 1,30 euro par jour, malgré une croissance encourageante (+9,9% l'an dernier), principalement alimentée par la hausse des prix des matières premières, notamment le cuivre et l'or.


