16 blessés par des tirs lors d'une démonstration militaire en France

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Par: rédaction
29/06/08 - 21h20
MISE À JOUR

Seize personnes, en majorité des civils, ont été blessées, dont onze grièvement, ce dimanche, dans une caserne de Carcassonne, dans le sud de la France, lorsqu'un soldat a tiré à balles réelles au lieu de balles à blanc. Le drame est survenu peu avant 18h00, lors d'une démonstration de libération d'otages, dans le cadre de journées portes ouvertes, organisées samedi et dimanche.

Incompréhension
Le drame s'est produit au cours d'une démonstration de commandos parachutistes du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) de Carcassonne, lors d'une journée portes ouvertes, a précisé un porte-parole de l'armée, le colonel Benoît Royal. "Pour une raison incompréhensible, des munitions à balles réelles ont été utilisées à la place de cartouches à blanc", a-t-il indiqué, soulignant "l'incompréhension et la perplexité" de l'armée de terre devant cet événement.

Enfants
L'armée de terre a déclaré que onze des blessés étaient grièvement atteints. Selon le colonel Royal, les blessés sont en majorité des civils, parmi lesquels figurent des familles de militaires. "Le pronostic vital est engagé pour deux des blessés, dont un enfant, et deux autres personnes sont blessées très grièvement", a déclaré de son côté le préfet du département de l'Aude, Bernard Lemaire, à la chaîne de télévision France 3. On compte quatre enfants et un seul militaire parmi les blessés, a précisé le préfet.

Plan Rouge
Les blessés ont été transférés vers des hôpitaux à Carcassonne, Narbonne, Perpignan et Toulouse et le Plan Rouge a été déclenché, a indiqué la cellule de crise installée à la préfecture de l'Aude. Cinq hélicoptères, onze véhicules de soins des sapeurs pompiers et deux ambulances du Smur ont été mobilisés.

Armes saisies
La thèse qui prédomine pour l'instant est celle d'une erreur. Le militaire qui a tiré a été placé en garde à vue. Selon une source de la direction de la gendarmerie nationale, des armes ont été saisies et mises sous scellé, et les auditions de plusieurs personnes ont débuté.

Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé dans un communiqué qu'il attendait "au plus tôt" le résultat des enquêtes "déjà diligentées" sur l'accident, "pour en tirer les conséquences qui seront exemplaires". (afp/belga)

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