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Geert Wilders ne sera pas poursuivi pour son film "Fitna"

Le président et fondateur du Partij voor de Vrijheid, Geert Wilders, ne s'est pas rendu coupable de discrimination et d'incitation à la haine dans son court métrage Fitna, une critique ouverte de l'islamisme, selon les conclusions de l'enquête du parquet néerlandais rendues publiques lundi à Amsterdam.

Le procureur-général Leo de Wit a indiqué que nombre de paroles de Geert Wilders sont certes "offensantes" pour les musulmans" mais qu'elles ont été prononcées dans le contexte d'un débat de société", ce qui écarte l'ouverture de poursuites pénales.

L'enquête menée par le ministère public néerlandais a duré plusieurs mois. Le procureur général Wilder a ajouté lundi que les déclarations de Geert Wilders sont dirigées contre l'islam et non contre les musulmans. "Nous estimons que les propos de M. Wilders sont restés limités à l'islam en tant que mouvement religieux" et que son auteur n'a pas opposé les Néerlandais de confession musulmane à d'autres groupes de la société.

Le leader et chef de file des députés du très populiste Partij voor de Vrijheid (PVV) s'est livré ces derniers mois à diverses déclarations, dans les médias et sur internet, à propos de l'islam et du Coran. Il a notamment plaidé pour l'interdiction du Coran qu'il assimile à un ouvrage fasciste. Ces commentaires avaenit soulevé l'indignation de plusieurs dizaines de personnes et d'organisations qui avaient porté pliante pour discrimination et incitation à la haire.

Le (petit) film Fitna affirme vouloir dénoncer "les dangers du Coran et de l'Islam". La diffusion de ce court-métrage de 17 mars sur internet, le 27 mars de cette année, avait suscité de nombreuses plaintes en justice.

Le parquet d'Amsterdam avait alors décidé d'ouvrir également une enquête sur d'eventuelles suites pénales à donner à ce film. Le gouvernement néerlandais, de son côté, avait également émis de sévères critiques à l'encontre de ce film. Le premier ministre Peter Balkenende avait regretté la diffusion de ce court-métrage qui ne visait, selon lui, qu'à blesser les gens.

Wilders, en revanche, parlait de son "oeuvre" comme d'un film "net" qui ne franchit pas les limites de la légalité. "Mon film n'est pas destiné à provoquer des incidents", répète-t-il. (belga/7sur7)
30/06/08 15h21
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