Violents combats dans le centre de la Somalie

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Par: rédaction
1/07/08 - 16h13

Au moins 26 personnes ont été tuées mardi, dont sept soldats éthiopiens, dans de violents combats consécutifs à une embuscade d'insurgés islamistes contre un convoi de l'armée éthiopienne, à 450 km au nord de Mogadiscio.

"Les combats ont éclaté ce (mardi) matin lorsque les troupes éthiopiennes venant de la zone de Guguriel et se rendant à Mataban (à la frontière avec l'Ethiopie) ont été prises en embuscade par des insurgés islamistes", a rapporté un chef coutumier de la zone, Hussein Moaliam Aden.

Victimes
"De nombreuses personnes sont mortes dans ces combats, pour la plupart des combattants des deux camps", a-t-il ajouté en précisant avoir "compté 18 corps dans et aux alentours de la localité de Mataban". Le chef coutumier a ajouté qu'il "y avait également sept soldats éthiopiens tués dans un autre endroit de Mataban. Le bilan de leur côté pourrait être plus élevé".

Selon un habitant, Mohamed Hadi Ali, "un enfant a été tué dans les combats à Mataban". "Les deux camps ont utilisé des véhicules lourdement armés et les morts viennent des deux camps", a confirmé un autre habitant, Feisal Mohamed. "Nous n'avons pas vu de combats aussi intenses (dans la région) depuis que les Ethiopiens sont entrés dans le pays", a-t-il ajouté.

Ancien accord
L'armée éthiopienne, venue soutenir le gouvernement de transition somalien, a mis en déroute fin 2006 - début 2007 les forces des tribunaux islamiques qui contrôlaient la majeure partie du centre et du sud de la Somalie, dont Mogadiscio. Depuis, des insurgés dirigés par les islamistes mènent des actions de guérilla quasi quotidiennes visant en particulier les soldats éthiopiens et somaliens et des représentants du gouvernement somalien, à Mogadiscio mais aussi en province.

Le 9 juin, le Premier ministre somalien Nur Hassan Hussein et le dirigeant de l'opposition somalienne en exil à Asmara, cheikh Sharif Cheikh Ahmed, ont signé à Djibouti un accord de cessation de hostilités de trois mois, sous l'égide de l'ONU et soutenu par les pays occidentaux.

Au lendemain de la signature de cet accord, l'un des plus hauts responsables des islamistes somaliens, cheikh Hassan Dahir Aweys, qui est également l'un des membres fondateurs du mouvement de cheikh Sharif Cheikh Ahmed, l'Alliance pour une nouvelle libération de la Somalie (ARS), l'avait rejeté, mettant en avant l'absence de calendrier de retrait des forces éthiopiennes.

Depuis le début de la guerre civile en 1991 qui a fait environ 300.000 morts, une dizaine de tentatives de ramener la paix en Somalie se sont soldées par des échecs.

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