La lutte n'est pas finie pour les comités Betancourt
Armand Burguet, le président de la Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt, a reçu de deux sources différentes l'information de la libération d'Ingrid Betancourt mais au milieu de dizaines d'appels, ce mercredi soir, il restait prudent en attendant une confirmation absolue.
Si la libération est avérée, il s'agit pour lui d'un grand soulagement, mais pas de la fin de la lutte: depuis le départ, les comités Ingrid Betancourt constitués à travers le monde annoncent qu'ils ne se battent pas seulement pour l'ancienne députée franco-colombienne, mais aussi pour tous les autres séquestrés.
Deux sources différentes ont, mercredi soir, donné l'information à
Armand Burguet, habitant de Rosières (Brabant wallon) et président de la Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt - 69 comités dans le monde entier - selon laquelle la députée franco-colombienne serait libre et en relativement bonne santé.
Mais les conditions de la libération sont encore floues, certaines
sources parlant d'opération militaire et d'autres, plus vraisemblables
selon Armand Burguet, de reddition de certains responsables des FARC.
Mais en dépit de ses nombreux contacts et d'appels incessants, Armand Burguet n'avait pas mercredi vers 22 h une confirmation absolue de la libération.
"Si elle est avérée, c'est un grand soulagement: cela fait six ans et
demi, au lendemain de l'enlèvement, que nous nous battons pour arriver à ce résultat. Et nous n'avons jamais douté que cela arriverait un jour. On l'espérait et on pense en premier lieu aux familles des otages - il n'y aurait pas qu'Ingrid, ils seraient quinze à avoir été libérés - qui vont les retrouver. C'est une belle récompense de notre combat. On ne saura sans doute jamais quel a été le poids de la mobilisation internationale dans la libération, mais toutes les familles d'otages nous disent que cette mobilisation est très importante."
L'an dernier, d'après les renseignements de la Fédération
internationale des Comités Ingrid Betancourt, au moins une action tous les trois jours a été menée à travers le monde pour demander la libération de l'otage. Et 2.000 communes ont élu Ingrid Betancourt au rang de citoyenne d'honneur.
Mais Armand Burguet précise que si la libération d'Ingrid Betancourt
se confirme, la lutte des comités ne s'arrêtera pas. En effet, depuis leur constitution, les différents comités luttent non seulement pour Ingrid Betancourt mais aussi pour les autres personnes séquestrées par les FARC.
Et ce combat va continuer de toute façon, selon le président de la
Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt. (afp/7sur7)