Projet de sanctions contre le Zimbabwe déposé formellement à l'ONU

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Par: rédaction
3/07/08 - 19h21

Les Etats-Unis ont déposé formellement jeudi au Conseil de sécurité de l'ONU leur projet de résolution de sanctions visant le Zimbabwe et douze de ses ressortissants, dont le président Robert Mugabe.

L'ambassadeur américain, Zalmay Khalilzad, a déclaré à la presse qu'il espérait une adoption dès la semaine prochaine de ce texte, qui imposerait un embargo sur les armes à destination du Zimbabwe, ainsi que des sanctions individuelles contre douze personnalités du régime Mugabe. "Nous avons proposé une résolution qui infligerait des sanctions ciblées à ceux qui sont responsables de la crise politique, dans l'espoir qu'ils seront ainsi incités à coopérer dans la recherche d'une solution à la crise de légitimité," a dit M. Khalilzad.

"Je m'attends à un vote dans le courant de la semaine prochaine", a-t-il ajouté. Le projet prévoit d'infliger un gel des avoirs financiers et une interdiction de voyager à l'étranger à douze personnalités du Zimbabwe, dont le chef de l'Etat. Ces douze personnes sont considérées comme ayant entravé le processus démocratique dans le pays ou participé aux violences, avant la réélection de M. Mugabe dimanche, jugée illégitime par une large part de la communauté internationale.

Outre M. Mugabe, la liste inclut Constantine Chiwenga, un membre des forces de sécurité, le gouverneur de la Banque centrale Gideon Gono, accusé d'avoir participé au financement des politiques répressives, et plusieurs membres du gouvernement comme George Charamba et le ministre de la justice Patrick Chinamasa. Le texte prévoit également un embargo sur les armes à destination du Zimbabwe. Il exige que le gouvernement d'Harare "entame sans retard un dialogue nourri entre les parties dans le but d'arriver à une solution pacifique qui reflète la volonté du peuple zimbabwéen exprimée lors des élections du 29 mars".

Ce jour-là, le Mouvement pour un changement démocratique (MDC, opposition) avait remporté les élections législatives et son chef, Morgan Tsvangirai, avait devancé M. Mugabe au premier tour de la présidentielle. L'adoption du texte en l'état est toutefois loin d'être acquise, plusieurs Etats membres du Conseil, menés par l'Afrique du sud et la Chine, ayant récemment fait preuve d'une grande réticence à traiter les autorités d'Harare avec trop de sévérité. (afp)

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