Ingrid Betancourt est arrivée à Paris

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Par: rédaction
4/07/08 - 16h14

L'avion transportant Ingrid Betancourt a atterri à Villacoublay, non loin de Paris, aux alentours de 16h00. L'ex-otage a été accueillie en grandes pompes sur le tarmac de l'aéroport militaire par Nicolas et Carla Sarkozy.

Le chef de l'état et la première dame attendaient Ingrid Betancourt devant la passerelle de laquelle elle est descendue seule, sous une salve d'applaudissements. Elle a été rapidement rejointe par sa famille ainsi que par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avant de partager une conversation visiblement chaleureuse avec le couple présidentiel.

Après une dizaine d'heures de vol depuis Bogota, Ingrid Betancourt a foulé le sol français en compagnie de ses deux enfants, Mélanie et Lorenzo Delloye, de son mari Juan Carlos Lecompte ainsi que de sa mère, Yolanda Pulecio, de sa soeur Astrid et de son petit neveu, Stanislas.

Michel Scott, un journaliste de TF1 qui se trouvait à bord de l'appareil affrété par la République française, a confié qu'il régnait une "véritable euphorie" à bord. "Malgré la fatigue et l'émotion, elle fait preuve d'une grande sérénité et de combativité depuis sa libération", a expliqué l'envoyé spécial. Et d'ajouter qu'elle ne lâchait plus ses enfants depuis qu'elle les avait retrouvés.

Quelques minutes après l'arrivée d'Ingrid Betancourt, Nicolas Sarkozy s'est adressé publiquement à elle en lui déclarant qu'elle avait une "famille formidable". "Ils n'ont pas renoncé. Ils sont fiers de vous et vous pouvez être fière d'eux", a dit le président français. Il a rappelé que sa libération était "un message d'espoir, une lumière au bout du chemin pour tous ceux qui sont privés de liberté". "Bienvenue, la France vous aime", a conclu Nicolas Sarkozy avant de laisser la parole à Ingrid Betancourt.

Avec beaucoup d'émotion dans la voix, l'ex-candidate à la présidence colombienne, retenue par les Farc pendant six ans, a déclaré qu'elle attendait ce moment depuis sept ans. "C'est un moment très émouvant de respirer l'air de la France, d'être avec vous, je vous doit tout", a dit Ingrid Betancourt.

"A présent, il faut nous prendre la main et profiter de ce bonheur incroyabe", a dit l'ex-otage, joignant le geste à la parole en saisissant la main de Nicolas Sarkozy. "C'est un déchirement de quitter la Colombie mais c'était nécessaire car la France, c'est chez moi, vous êtes ma famille" a poursuivi Ingrid. "Je porte dans mon coeur le remerciement de tous les Colombiens qui sont heureux de cette libération", a-t-elle déclaré.

Après avoir encore une fois remercié Dieu "pour ce miracle" ainsi que toutes les personnes qui l'ont soutenue, Ingrid Betancourt, étonnamment forte jusqu'alors, a finalement fondu en larmes. "Après avoir pleuré de douleur et d'indignation, je pleure de joie", a-t-elle conclu.

Ingrid Betancourt a ensuite quitté l'aéroport dans le cortège présidentiel en direction de l'Elysée, où une réception était prévue en fin de journée.

Viktoria Thirionet

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