Ingrid Betancourt devrait rester encore quelque temps en France

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Par: rédaction
7/07/08 - 21h22

Ingrid Betancourt, arrivée à Paris vendredi après sa libération des mains de la guérilla des Farc, a confirmé lundi qu'elle ne se rendrait pas en Colombie pour la marche du 20 juillet en faveur des otages, laissant entendre qu'elle allait rester quelque temps en France.

"J'ai eu une grande discussion avec ma famille et en fait ils ont peur. Ils me disent on a trop souffert pour toi et on a le droit de te demander de ne pas y aller", a-t-elle expliqué à la chaîne de télévision TV5Monde, sa famille craignant un attentat.

"Je pense qu'il faut y aller tranquillement. Le fait que je ne sois pas en Colombie, ce n'est pas dramatique. Je peux faire les choses d'ici. Et je reviendrai en Colombie, mais peut-être à un moment où la crise sera moins palpable", a-t-elle ajouté.

"Je n'ai pas envie de me convertir en une espèce de martyr où mes enfants viendront sur ma tombe. Je veux être vivante", a-t-elle ajouté.

Interrogée pour savoir si elle envisageait d'être candidate à l'élection présidentielle de 2010, elle a répondu: "Il faut attendre. Si je peux être un recours je le serai". "Si je peux servir la Colombie et si je peux la servir en assumant par exemple la présidence de la Colombie tant mieux. Mais je pense qu'il y a d'autres façon de faire comme par exemple travailler pour la Colombie d'ici en France", a-t-elle ajouté.

Auparavant, elle avait souligné, sur la chaîne internationale France 24, ses divergences politiques avec le président de droite M. Uribe, affirmant que tous deux étaient "de bord différents". "Je pense que la Colombie a besoin de solution de fond (même si) les projets sociaux sont toujours plus compliqués à mettre en place que des politiques de sécurité. (...) Je pense qu'il faut réussir à ce que les programmes sociaux soient véritablement mis en oeuvre en Colombie" pour combattre la pauvreté, a-t-elle résumé.

Le chef de l'Etat colombien Alvaro Uribe a demandé le 27 juin au Congrès d'organiser un référendum sur une nouvelle élection présidentielle, alors que les plus hautes instances de la justice de son pays ont mis en doute la légalité de sa réélection en 2006. (afp)

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