Amos Kimunya.
Le ministre kényan des Finances Amos Kimunya a a annoncé mardi à la presse avoir présenté sa démission après avoir été mis en cause dans la vente douteuse d'un hôtel de luxe de Nairobi à un groupe libyen.
Le ministre a affirmé quitter le gouvernement pour faciliter les investigations sur son rôle présumé dans la vente de l'hôtel Grand Regency, l'un des plus luxueux de la capitale kényane.
"J'ai demandé au président (Mwai Kibaki) d'être autorisé à me mettre à l'écart pour faciliter cette enquête", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse.
Mercredi, le Parlement avait adopté une motion de défiance contre le ministre des Finances dans cette affaire.
M. Kimunya a supervisé la vente du Grand Regency, cédé dans un premier temps à l'Etat par son propriétaire à la suite d'un procès pour corruption, pour 2,9 milliards de shillings (29 millions d'euros).
L'acquéreur de l'hôtel, la Libyan Arab African Investment Kenya Limited (LAAIKL), est une filiale d'une entreprise publique libyenne qui gère 23 hôtels dans une quinzaine de pays africains, a récemment précisé l'ambassadeur de Libye au Kenya, Hisham Ali Shariff.
Le ministre kényan des Terres, James Orengo, avait affirmé la semaine dernière que l'hôtel, estimé par de nombreux observateurs à 40 millions d'euros, avait en fait été vendu 18 millions d'euros à la LAAIKL.


