Siemens va supprimer 16.750 emplois, dont 5.250 en Allemagne

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Par: rédaction
8/07/08 - 14h17
MISE À JOUR

Le conglomérat allemand Siemens a annoncé officiellement mardi l'un des plus lourds programmes de restructuration de son histoire, qui se traduira par 16.750 suppressions d'emplois, dont 5.250 en Allemagne.

La très grande majorité de ces emplois, soit 12.600 postes, seront
supprimés dans l'administration et les services de gestion, a indiqué le
grand groupe technologique allemand dans un communiqué.

Les autres coupes sont des "mesures de restructuration" dans les
diverses divisions, qui touchent des activités de production, selon
Siemens.

Le groupe va par exemple vendre son activité de montage et services
industriels (SIMS), forte de 1.200 emplois.

La mise en oeuvre des suppressions d'emplois doit encore être discutée avec les représentants du personnel, a indiqué l'entreprise, qui n'a pas exclu totalement des licenciements secs "seulement en tout dernier recours."

Siemens, l'un des premiers employeurs d'Allemagne, emploie au total
400.000 personnes dans le monde.

Peter Löscher, à la tête du groupe depuis un an, presque jour pour jour, a justifié dans un discours cette restructuration historique par "le
retard pris" par le groupe allemand sur ses grands concurrents internationaux, par exemple l'américain General Electric.

M. Löscher s'est fixé comme objectif de réduire de 1,2 milliard
d'euros d'ici 2010 les frais d'administration et de gestion de Siemens.

L'Autrichien, un ancien de General Electric pétri de culture d'entreprise anglo-saxonne, et aussi premier patron de l'histoire de Siemens recruté en externe, s'est donné pour mission de réformer à marche
forcée un conglomérat centenaire et gangrené par un gigantesque scandale de corruption.

Ses méthodes ne sont pas toujours bien accueillies, en particulier par
les syndicats. Ces derniers n'avaient guère apprécié que dans une récente interview, M. Löscher juge que Siemens était une entreprise "trop allemande."

Certains représentants du personnel ont fait savoir qu'ils n'excluaient pas de lancer des grèves pour protester contre le plan social annoncé mardi, en faisant valoir que Siemens est une entreprise largement bénéficiaire, qui rémunère confortablement ses actionnaires. (afp)

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