Des affrontements ont opposé mardi matin l'armée congolaise à des rebelles rwandais du Ralliement pour l'Unité et la Démocratie (RUDI) dans la province du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo), faisant trois morts dans les rangs rebelles, a rapporté la radio onusienne Okapi.
Ces combats se sont déroulés à près de 20 kilomètres au nord-est du chef-lieu du territoire de Rutshuru, dans la zone qui sépare les localités de Katwiguru et Kiseguru.
Ils ont opposé des militaires de la 6ème brigade intégrée des Forces armées de la RDC (FARDC) aux combattants hutus rwandais des RUDI, une faction dissidente des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), a précisé Radio Okapi, parrainée par l'ONU.
Les FARDC ont lancé une opération en vue de déloger ces combattants rwandais de cette zone proche des positions de l'armée régulière à Katwiguru et Kiseguru, qu'ils occupaient depuis lundi.
Selon un responsable de la 6ème brigade intégrée, trois combattants rwandais ont été tués et une arme récupérée au cours de ces affrontements.
Les membres des RUDI ont fui dans le parc de Virunga, a-t-il ajouté, selon Radio Okapi.
Principal mouvement de rebelles hutus rwandais basé en RDC, les FDLR sont estimés à environ 6.000 combattants, dont certains (anciens membres des Forces armées rwandaises et des milices Interahamwe) ont participé au génocide rwandais de 1994, essentiellement dirigé contre la minorité tutsie.
Ces rebelles sont considérés comme une des principales menaces pour la paix dans la région des Grands Lacs africains, et la pression diplomatique et militaire s'est récemment accentuée contre eux, dans le cadre du processus de Nairobi.
Le processus de Nairobi, lancé en novembre 2007 par la RDC et le Rwanda, vise le désarmement - de gré ou de force - et le rapatriement dans leur pays de ces rebelles. La Mission de l'ONU en RDC (MONUC), qui a déjà rapatrié plus de 6.000 FDLR au Rwanda, continue sa sensibilisation au retour, tout en appuyant l'effort de redéploiement des FARDC dans le Kivu, où ils étendent peu à peu leurs positions avant une phase d'engagement militaire.
Tous les groupes armés présents dans les deux Kivu et le gouvernement congolais ont en outre signé le 23 janvier un "acte d'engagement" prévoyant l'arrêt des hostilités. (afp)
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