Un dirigeant allemand d'EADS en garde à vue à Paris

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Par: rédaction
9/07/08 - 11h22
Andreas Sperl, 61 ans, était entendu par les policiers de la Brigade financière sur commission rogatoire des juges Xavière Simeoni et Cécile Pendaries.

L'ex directeur financier d'Airbus et actuel patron du site EADS de Dresde (Allemagne), Andreas Sperl, a été placé en garde à vue mercredi à Paris dans le cadre de l'enquête sur de présumés délits d'initiés au sein du groupe aéronautique, a appris l'AFP de sources proches du dossier. Sur les 17 personnes soupçonnées de délits d'initiés fin 2005 et début 2006 par l'Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme de la bourse française, M. Sperl est le premier haut cadre d'EADS convoqué par les policiers à être toujours en fonction dans le groupe.

Andreas Sperl, 61 ans, était entendu par les policiers de la Brigade financière sur commission rogatoire des juges Xavière Simeoni et Cécile Pendaries, a-t-on précisé de mêmes sources. A l'issue de sa garde à vue qui peut durer jusqu'à 48 heures, il est susceptible d'être présenté aux magistrats. Andreas Sperl a vendu en novembre 2005 puis en mars 2006 un total de 58.800 actions EADS issues de ses stock-options, réalisant une plus-value de 816.000 euros, peu avant l'annonce de retards dans les programmes d'Airbus qui a entraîné la chute du cours, selon un rapport de l'AMF que l'AFP a consulté.

Il pourrait, selon l'AMF, avoir "manqué à son obligation d'abstention" car il disposait d'informations privilégiées sur les perspectives financières d'EADS, dont Airbus est la principale filiale, ainsi que sur des retards sur les programmes du très gros-porteur A380 et du long-courrier A350. Mardi, par la voix d'une porte-parole d'EADS à Dresde, M. Sperl s'est dit "convaincu d'avoir agi en parfait accord avec les lois en vigueur et les règlements internes" et confiant que la justice française parviendrait à la même conclusion à la fin de son enquête.

L'ancien patron d'Airbus, l'Allemand Gustav Humbert, a, lui, déjà été inculpé pour délit d'initié, le 2 juillet. Il était le premier dirigeant allemand d'EADS à être poursuivi par la justice française dans cette enquête. Avant lui, deux Français anciens dirigeants d'EADS, Noël Forgeard et Jean-Paul Gut, avaient connu le même sort, inculpés pour "délits d'initiés". (belga)

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