"Coopérer avec la majorité antisyrienne est puni par la loi"

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Par: rédaction
10/07/08 - 12h56
"Il est interdit de collaborer avec une partie étrangère hostile à la Syrie" a déclaré le président syrien, Bachar al-Assad.

Le président syrien, Bachar al-Assad, a déclaré dans une interview avec un quotidien libanais publiée jeudi que la coalition au pouvoir au Liban était "classée comme hostile à la Syrie" et que coopérer avec elle était de ce fait "puni par la loi".

Dans une interview accordée au quotidien francophone libanais L'Orient - Le Jour en marge de sa rencontre mercredi avec des médias français, à la veille de sa visite à Paris, M. Assad a justifié l'emprisonnement de l'opposant syrien Michel Kilo, estimant qu'il avait collaboré avec la majorité antisyrienne au Liban.

"Nous n'avons pas des gens emprisonnés parce qu'ils se sont opposés à nous. C'est contre la loi et cela n'existe pas dans la réalité (mais) la loi syrienne évoque des cas particuliers", a-t-il dit.

"Il est interdit de collaborer avec une partie étrangère hostile à la Syrie. Certains des prisonniers (...) ont collaboré avec une partie libanaise qui a ouvertement appelé les Etats-Unis à envahir la Syrie. Or, cette partie est classée comme hostile à la Syrie et coopérer avec elle est puni par la loi", a-t-il ajouté.

La majorité parlementaire au Liban accuse Damas, ancienne puissance de tutelle, d'avoir commandité l'assassinat en février 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri ainsi que celui d'autres personnalités antisyriennes, ce que Damas a toujours démenti.

Elle l'accuse également de chercher à déstabiliser le Liban afin d'y regagner son influence, après le départ de ses troupes sous la pression internationale à la suite de l'assassinat de M. Hariri.

Concernant le tribunal international chargé de juger les suspects dans l'assassinat de Rafic Hariri, M. Assad a répété : "nous ne sommes pas inquiets et nous sommes convaincus de notre innocence".

"Nous n'avons aucun indice sur l'implication d'un Syrien dans cet assassinat", a-t-il insisté, ajoutant que Damas n'avait "pas l'intention de revenir militairement au Liban". (belga)

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