Nicolas Sarkozy serre la main de Daniel Cohn-Bendit, qui avait qualifié de "minable" le fait d'assister à la cérémonie d'ouverture des JO.
Le président français Nicolas Sarkozy a rejetté jeudi les menaces chinoises de "conséquences graves" pour la France s'il devait rencontrer le Dalaï Lama en août prochain.
"Ce n'est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous, comme il ne m'appartient pas de fixer les rendez-vous du président chinois", a répliqué jeudi Nicolas Sarkozy lors de son intervention devant le Parlement européen.
Le président français a défendu devant les députés son choix controversé d'assister à l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, en août prochain.
"Je ne pense pas que c'est par l'humiliation de la Chine que l'on fera progresser la question des droits de l'homme en Chine. On ne peut pas non plus ignorer un quart de la population mondiale", s'est justifié Nicolas Sarkozy, tout en promettant d'évoquer la question des droits de l'homme lors de son prochain séjour chinois.
Le président français a par ailleurs indiqué que la communauté internationale avait besoin de l'assistance de la Chine pour "assurer la paix dans le monde", notamment au Darfour ou face à l'Iran, a-t-il répliqué au leader des Verts, Daniel Cohn-Bendit, qui avait qualifié peu avant de "minable" le fait d'assister à la cérémonie d'ouverture des JO vu la situation des droits de l'homme en Chine et la situation au Tibet. (belga)


