Le président colombien, Alvaro Uribe, veut établir un "dialogue direct" avec les mouvements de guérilla.
Hugo Chavez a remercié le président Uribe "pour sa visite, son geste, sa conversation franche".
Le président colombien, Alvaro Uribe, a déclaré vendredi vouloir établir un "dialogue direct" avec les mouvements de guérilla dans son pays, en vue de négocier un accord de paix, sous supervision internationale.
"Pourvu que l'on puisse avoir maintenant un dialogue direct avec les groupes guérilleros et que l'on fasse la paix avec une commission internationale qui veillera aux accords", a estimé Uribe, aux côtés de son hôte, le président vénézuélien Hugo Chavez.
Le président colombien a également déploré que les mouvements de guérilla de l'ELN (guévariste) et des Farc (marxiste) n'aient pas saisi dans le passé l'opportunité de négocier la paix et que les relations entre les gouvernements de Colombie et de ses voisins, le Venezuela et l'Equateur, se soient détériorées.
De son côté, le président vénézuélien a estimé qu'"une nouvelle étape (dans les relations) avec la Colombie avait commencé", à l'issue de plus de deux heures d'entretiens avec son homologue colombien.
La réunion "s'est bien terminée, avec un fort optimisme des deux côtés, de la part de nos équipes. Je remercie beaucoup le président Uribe pour sa visite, son geste, sa conversation franche", a ajouté M. Chavez en indiquant que la page était "tournée" après plusieurs mois de tension entre les deux pays. "Une nouvelle étape commence à partir d'aujourd'hui", a-t-il dit. (belga)
- Le mari d'Ingrid Betancourt se sent délaissé


