Fuite radioactive sur un site nucléaire en France

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Par: rédaction
18/07/08 - 10h36
MISE À JOUR

Des rejets d'effluents radioactifs "sans impact sur l'environnement" ont été constatés dans une usine du sud-est de la France exploitée par une filiale du groupe Areva, à la suite d'une rupture de canalisation, a annoncé vendredi l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Cette fuite, survenue à Romans-sur-Isère (sud-est), est la deuxième de ce type en dix jours après celle intervenue le 7 juillet sur le site
nucléaire du Tricastin, dans la même région.

Elle s'est produite dans l'usine FBFC, qui fabrique du combustible
nucléaire pour des centrales de production d'électricité et des réacteurs de recherche.

Toutefois, selon l'ASN, le gendarme français du nucléaire la seconde
fuite n'a "absolument pas de lien" avec celle du Tricastin "car il n'y a
pas du tout d'impact sur l'environnement", a expliqué une porte-parole, Evangelia Petit.

"Les premières analyses montrent qu'il n'y a pas du tout d'impact sur
l'environnement, car les quantités d'uranium sont très faibles, de l'ordre de quelques centaines de grammes", a-t-elle déclaré.

Selon elle, "la nappe phréatique est très éloignée et le sol est très
étanche". "Nous avons été avertis hier soir par Areva, exploitant de l'usine FBFC", a précisé Mme Petit.

L'ASN qui a précisé que la fuite avait été découverte "à l'occasion de
travaux", a ajouté avoir réalisé une inspection immédiate, dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 juillet.

"Les inspecteurs de l'ASN ont relevé que la rupture de la canalisation
enterrée daterait, selon l'exploitant, de plusieurs années", précise le
communiqué de l'ASN.

"L'exploitant (le franco-belge Areva/NP) va procéder ce 18 juillet au
nettoyage de la zone contaminée", poursuit l'ASN, précisant que les
inspecteurs ont demandé "que la totalité des matériaux retirés soit
analysée pour évaluer la masse d'uranium présente".

Cet incident suit celui intervenu dans la nuit du 7 au 8 juillet: un
dysfonctionnement lors d'un transfert entre deux cuves de la société
Socatri à Tricastin avait donné lieu au rejet d'effluents contenant
environ 75 kg d'uranium dans les cours d'eau proches du site.

Après une enquête interne, Areva a reconnu "un manque de coordination évident entre les équipes en charge des travaux et celles responsables de l'exploitation" qui est "à l'origine de cet incident".

Le directeur du site a été remplacé et la dirigeante du groupe Areva,
Anne Lauvergeon, était attendue sur place vendredi.

Le gouvernement avait exigé jeudi la vérification de l'état des nappes
phréatiques situées près de toutes les centrales nucléaires françaises. (afp)

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