Un ancien responsable zaïrois a affirmé mercredi qu'il n'y avait jamais eu de massacre d'étudiants sur le campus de l'université de Lubumbashi (Katanga) en mai 1990 - un événement qui avait servi de prétexte au gouvernement belge de l'époque pour rompre avec le régime du président Mobutu Sese Seko -, a rapporté jeudi l'agence de presse associée (APA), reçue à Bruxelles.
L'APA (indépendante) cite l'ancien chef de division du Service national d'intelligence et de protection (SNIP) au Katanga, Jean-Pierre Musasa Dibwe. Il a affirmé mercredi, au cours d'une matinée littéraire organisée à Kinshasa par le ministère de la Culture et des Arts, qu'il n'y a jamais eu de massacre d'étudiants au campus de l'université de Lubumbashi (Unilu).
M. Musasa a ajouté, reprenant la version officielle de l'époque, qu'un seul étudiant, répondant au nom d'Ilombe Ilombe, avait trouvé la mort dans la nuit du 11 au 12 mai 1990 lors d'incidents entre étudiants, en faisant une chute.
Ces incidents et l'écho qui en avait été donné à l'étranger - certaines sources avaient fait état de cinquante, voire de cent et même 500 morts - avaient conduit le gouvernement belge, dirigé à l'époque par le Premier ministre Wilfried Martens, à exiger la mise sur pied d'une commission d'enquête internationale. En représailles, le président zaïrois Mobutu Sese Seko avait renvoyé les coopérants belges, entraînant la fin de la coopération structurelle entre Bruxelles et Kinshasa, qui n'a repris que l'an dernier. (belga)
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