Les Occidentaux travaillent à une résolution de l'ONU

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Par: rédaction
11/08/08 - 22h22

Les diplomates occidentaux redoublaient d'efforts lundi à l'ONU pour tenter de mettre au point une résolution demandant un "cessez-le-feu immédiat" en Géorgie, les Américains faisant pression pour qu'un langage fort soit adopté à l'encontre de Moscou.

Le Conseil de sécurité devait à nouveau se réunir dans l'après-midi à New York avec l'audition d'un haut responsable du maintien de la paix à l'ONU qui doit parler de l'évolution de la situation. Les 15 membres du Conseil devaient se retrouver à 17H00 locales (21H00 GMT) pour entendre le compte-rendu du secrétaire général adjoint de l'ONU chargé du maintien de la paix, Edmond Mulet, sur le conflit entre la Géorgie et la Russie.

Plan de paix
Alors que les forces russes poursuivaient leur avancée en territoire géorgien, les experts américains et européens étaient réunis à huis-clos depuis lundi matin pour retoucher un projet de document qu'ils voudraient soumettre au Conseil de sécurité. Le projet est basé sur un plan de paix en trois points que le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a présenté aux parties en conflit.

Le plan français appelle à "une cessation immédiate des hostilités, au respect total de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Géorgie, et au rétablissement de la situation qui existait avant" l'envoi de troupes géorgiennes la semaine dernière dans l'enclave séparatiste d'Ossétie du sud, indépendante de facto depuis l'effondrement de l'URSS et soutenue par Moscou.

Réaction "disproportionnée"
Un diplomate occidental, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a précisé que les Américains voulaient qu'un langage dur soit adopté pour condamner ce que Washington considère comme une réaction "disproportionnée" de Moscou à l'offensive géorgienne. Les Européens de leur côté étaient plus enclins à rédiger un document qui pourrait être approuvé par tous et notamment par la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité et disposant donc d'un droit de veto, a ajouté ce diplomate.

"Cela va prendre un peu de temps, sauf si on veut un veto russe, ce qui n'est pas une solution", a-t-il ajouté. La Russie a maintenu une position ferme, et son ambassadeur à l'OTAN a déclaré à Bruxelles que Moscou ne pouvait pas traiter avec Mikheïl Saakachvili, que Moscou considère maintenant comme un criminel de guerre.

"Il doit être puni pour avoir violé la législation internationale. Il est responsable de crimes de guerre (contre les civils d'Ossétie du Sud et les forces russes de maintien de la paix)", a-t-il ajouté.

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