Une longue colonne d'une vingtaine de blindés russes s'enfonçait mercredi à la mi-journée dans le territoire indépendantiste d'Ossétie du Sud, venant de la frontière avec la Russie, tandis que des dizaines d'autres véhicules militaires remontaient dans l'autre sens, vers le nord.
Au lendemain de l'annonce des premiers départs de soldats russes de Géorgie, une circulation beaucoup plus intense que les deux jours précédents est notable sur cet axe stratégique traversant les montagnes du Caucase, de la ville russe de Vladikavkaz à Tskhinvali, à 200 km de là.
Des camions blindés, des chars et des transports de troupes se croisent la route menant du poste frontière de Zaramag à Tskhinvali, la capitale ossète, vers midi (08H00 GMT). Un nombre à peu près équivalent de véhicules de l'armée se déplacent dans les deux sens.
Pendant ce temps, l'armée russe a accusé mercredi la Géorgie de "redéployer" des forces militaires en direction de la région séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud. "La partie géorgienne continue de prendre des mesures de redéploiement et de rétablissement de la capacité de combat de ses forces", aux abords de l'Ossétie du Sud, a déclaré le chef-adjoint d'état major de l'armée russe Anatoli Nogovitsyne.
"Nous constatons que la Géorgie prend des mesures énergiques. Au vu de tout cela, Tbilissi n'a pour le moment pas l'intention de renoncer à ses intentions agressives", a ajouté le responsable militaire.
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